Tous les articles par Philippe Guigon

Gilles Bienvenu, septembre 2023. Photo : FB

BIENVENU Gilles 2023

Gilles Bienvenu, architecte DPLG, docteur en histoire de l’architecture moderne et contemporaine, chercheur associé au CRENAU/AAU UMR 1563, est maître de conférences honoraire des écoles nationales supérieures d’architecture. Ses travaux portent sur l’histoire des transformations urbaines et des conditions qui environnent, suscitent ou déterminent la fabrique de la ville et de l’architecture.

Ils explorent et mettent au jour, sur le temps long ou à des moments singuliers, des processus et des procédures, des acteurs professionnels et privés, des politiques publiques et des stratégies particulières, des actions réglementaires et projectuelles qui rendent compte de la genèse d’un état présent replacé dans la chaîne des transformations urbaines. La ville de Nantes constitue son territoire de recherche privilégié.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

La règlementation de l’eau à Nantes du XVIIIe siècle au XIXe siècle

Si dès le Moyen Âge s’esquisse une réglementation de l’eau, certaines mesures étant codifiées à la Renaissance, c’est au XVIIIe siècle qu’elle s’amorce réellement pour se développer au XIXe siècle, avant de trouver son épanouissement dans les règlements sanitaires du XXe siècle.

Deux grandes questions relatives à l’eau en ville sont récurrentes au cours du temps. Toutes deux relèvent de la salubrité :

  • comment se débarrasser de l’eau dont les infiltrations et la stagnation corrompent tout ?
  • comment se procurer de l’eau sans risque sanitaire ?

Ainsi, de mesures coercitives touchant aux comportements individuels, à la gestion municipale d’un service public de distribution d’eau potable et à la construction d’un réseau d’égouts, en passant par les prescriptions réglementant la construction de l’habitat, la nécessaire solidarité induite par la réunion sur un même territoire d’une population dense trouve-t-elle une application privilégiée dans une ville comme Nantes : un port où les eaux du fleuve et des rivières affluentes abondent, une agglomération industrielle en croissance où les besoins des populations et des entreprises augmentent au même rythme les rejets polluants des uns et des autres. Il s’agit alors, au-delà de la dimension esthétique et ludique reconnue de la présence de l’eau, d’examiner la manière dont la collectivité publique accompagna ses prises de conscience sanitaire par les mesures réglementaires que réclamait le souci de salubrité.

Ronan Pérennès. Photo DR.

PÉRENNÈS Ronan 2023

Doctorant à l’Université de Bretagne occidentale, sous la direction de Philippe Jarnoux. Centre de recherche bretonne et celtique (EA 4451 / UMS 3554). Sujet de thèse : La métallurgie bretonne et ses réseaux, XVIe-XIXe siècles.

Professeur d’histoire-géographie-EMC, Collège la Ville-aux-Roses, Châteaubriant (44) ; enseignant chargé de cours à l’Université Rennes 2 ; administrateur de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique ; président des Amis de la Forge neuve, Moisdon-la-Rivière (44)

Publications :

  • Ronan PÉRENNÈS, De l’Histoire au patrimoine, la Forge Neuve, Moisdon-la-Rivière, Châteaubriant, HIPPAC, 2014, 168 p.
  • Ronan PÉRENNÈS, « Préservation du patrimoine métallurgique et transmission du savoir-faire dans le pays de Châteaubriant », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, t. 153, 2018, p. 381-405.
  • Ronan PÉRENNÈS, « La place des forges de la Hunaudière dans le système productif métallurgique du pays de Châteaubriant », ibid., t. 154, 2019, p. 199-222.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Eau et feu. Les modifications du les grandes forges à bois de Bretagne et leur réseau hydrographique, XVIIe–XIXe siècles

Les grandes « usines à fer », ou « moulins à fer », selon la terminologie de l’époque, ont besoin d’eau pour fonctionner. L’eau est la première contrainte expliquant la localisation de ces grandes forges, car elles nécessitent la construction de barrages et de canaux afin d’activer les roues entraînant les soufflets, marteaux et autres mécanismes permettant de fabriquer de la fonte et du fer.

La proximité avec les autres ressources est également importante, qu’il s’agisse du bois et du minerai, mais les forges à bois bretonnes de l’époque moderne, ignorant encore la vapeur, ne peuvent s’affranchir du débit d’un cours d’eau. Les conditions météorologiques, pouvant alterner entre pluviométrie élevée ou et sécheresse, ont également un impact direct sur l’alimentation de ces réseaux et le fonctionnement des forges.

Ainsi convient-il de s’interroger sur les choix de localisation des usines à fer, et les raisons pour lesquelles tel ou tel cours d’eau a été choisi. De plus, les aménageurs ont dû, en créant des retenues d’eau et des canaux, modifier la structure des paysages. Parfois, au lieu de créer de réels étangs, il s’agit plutôt de rivières qui s’élargissent sous l’effet de la retenue d’eau. Une multitude de configurations existe, ce qui amène aussi à s’interroger sur le fait que ces aménagements correspondent à des considérations techniques pour l’usine ou aux conditions topographiques locales.

L’étude des forges de Lanouée constituera un exemple inédit, mais une comparaison avec les autres sites permettra de réaliser une synthèse globale sur cette question peu traitée jusqu’à présent. Les archives recèlent de nombreux plans d’époque permettant d’apporter un éclairage sur les réseaux hydrographiques des forges, un peu partout en Bretagne.

Le texte de cette contribution paraîtra dans le tome CII (2024) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 362-384.

Merlin Muzellec, en septembre 2023. Photo : FB

MUZELLEC Merlin 2023

Merlin Muzellec est doctorant en archéologie, sous la direction de Pierre-Yves Laffont, au sein du LAHM (Laboratoire archéologie et histoire Pierre-Merlat), composante de l’université Rennes 2 de l’UMR 6566 CReAAH (Centre de recherches en archéologie, archéosciences, histoire). Son projet de recherche porte sur les abbayes cisterciennes fondées aux XIIe et XIIIe siècles dans le duché de Bretagne, autour des questions d’implantation et d’organisation de ces sites monastiques.

Publication :

Merlin MUZELLEC, « Notre-Dame de Coatmalouen (Côtes-d’Armor) : fondation et implantation d’une abbaye cistercienne », dans Abbayes cisterciennes et territoires, Actes du colloque de Langonnet « Les cisterciens en Bretagne et leur environnement, des origines à la Révolution » (3-4 octobre 2019), s.l., Association Abbayes cisterciennes de Bretagne, 2021, p. 75-94.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Places et usages de l’eau l’implantation des abbayes cisterciennes de Bretagne : essai da caractérisation

La question du rapport des communautés monastiques à leur environnement, et en particulier à l’eau, est déjà bien ancrée dans le paysage historiographique. Le sujet est riche, tant par ses thématiques abondantes que par la diversité de sites, de dossiers documentaires et de méthodologies d’investigations.

Dans le cadre géographique de l’ancien duché de Bretagne, quinze abbayes cisterciennes voient le jour aux XIIe et XIIIe siècles. Si chacun de ces établissements possède sa propre histoire, l’ensemble partage néanmoins un certain nombre de cadres communs, à commencer par la vie régulière, qui sous-entend un certain nombre de besoins, mais également de contraintes. De ce fait, nous faisons ici le choix de proposer une approche globale du corpus, afin de souligner certains éléments de convergence et de divergence, observés au niveau régional.

Ainsi, nous proposons d’aborder ce rapport à l’eau à travers le prisme de l’implantation monastique et, par conséquent, de revenir sur la situation hydrographique des abbayes cisterciennes et leur insertion dans l’environnement proche. Ensuite, le regard se portera sur l’importance donnée à l’eau dans les documents attenants à la fondation de ces établissements. Enfin, pour permettre de développer au-delà des premiers temps de l’installation, il sera également nécessaire de s’intéresser aux aménagements et structures mis en place pour permettre une gestion hydraulique pérenne de ces sites monastiques.

La réflexion se confinera à l’échelle du site monastique, entendu comme l’espace bâti répondant aux besoins de la vie régulière et délimité par la clôture, ainsi qu’à son environnement immédiat, où s’étendent généralement les réseaux hydrographiques de proximité exploités par les communautés monastiques. Par conséquent, le riche temporel de ces différentes abbayes, qui s’intègre au sein d’un territoire souvent bien plus vaste et relève de dynamiques et problématiques propres, ne pourra être développé ici. Par cette communication, nous souhaitons esquisser une synthèse actualisée sur les choix et tendances opérés pour la gestion hydraulique dans les abbayes cisterciennes de Bretagne, mais également souligner les limites des connaissances actuelles et, ainsi, offrir des pistes de réflexion et de développement pour l’avenir.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 343-362.

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PERRÉON Stéphane 2023

Professeur d’histoire-géographie en lycée, agrégé et docteur en histoire, membre associé de Tempora (Rennes 2).

Publications :

  • Stéphane PERRÉON, Patrice PIPAUD (dir.), La défense des côtes atlantiques de Vauban à la Révolution. L’exemple du comté nantais, Pornic, Association Pornic Histoire, 2007.
  • Stéphane PERRÉON, Vauban. L’arpenteur du pré carré, Paris, Ellipses, 2017.
  • Stéphane PERRÉON, Les sentinelles de la côte d’Émeraude. Les forts Vauban de la baie de Saint-Malo, Dinard, Bow-Window, 2022.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Un littoral à défendre : la presqu’île de Guérande au XVIIIe siècle

En Bretagne, au XVIIIe siècle, l’ennemi vient de la mer. Si les Britanniques menacent surtout les principaux ports – Brest, Saint-Malo, Lorient – et les îles, aucune portion du littoral n’est a priori à l’abri. Du fait de sa situation stratégique entre Loire et Vilaine et de la présence du port du Croisic, certes en déclin, la presqu’île de Guérande constitue une cible potentielle. Il importe donc de la défendre au mieux.

Les moyens en hommes reposent surtout sur la milice garde-côtes, qui fait l’objet d’une attention croissante des autorités à partir de la fin du règne de Louis XIV et plus encore sous Louis XV. En période de conflit, la garde-côtes est renforcée par des détachements de troupes réglées ou de miliciens provinciaux. Guérande et Le Croisic hébergent ainsi périodiquement des soldats. Ces deux villes disposent également de milices bourgeoises qui, certes, sont davantage dédiées à des missions de police que proprement militaires. La défense s’appuie aussi sur des structures échelonnées le long des côtes : corps de garde et batteries. Des ingénieurs veillent sur leur entretien et rédigent régulièrement des rapports d’inspection.

Alors que la menace se précise pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), les Britanniques occupant la presqu’île de Quiberon, le duc d’Aiguillon, commandant en chef en Bretagne de 1753 à 1768, mène des inspections et renforce la capacité de défense de la presqu’île, l’île Dumet étant même dotée d’un fort au milieu du XVIIIe siècle. Au cours de la guerre de Sept Ans, la région entre pleinement dans le conflit franco-britannique avec la prise de l’île Dumet, la bataille des Cardinaux suivie du bombardement du Croisic et la conquête de Belle-Île par les Britanniques.

Ces événements expliquent que la presqu’île guérandaise fait l’objet, à la fin de l’Ancien Régime, de toutes les attentions des autorités militaires qui rechignent ainsi au démantèlement des remparts de Guérande.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 215-235.
Guy Saupin, en septembre 2023. Photo : FB

SAUPIN Guy 2023

Professeur émérite d’histoire moderne – CRHIA-Nantes Université.

Publications :

  • Guy SAUPIN, « Distribution du pouvoir politique dans les petites villes du comté nantais au XVIIIe siècle », dans Jean-Pierre POUSSOU, René PLESSIX (dir.), [La Vie politique et administrative des petites villes françaises du Moyen Âge à nos jours] : actes du colloque de Mamers, organisé, en décembre 1994], Mamers, Société d’histoire des petites villes, 2002, p. 131-145.
  • Guy SAUPIN, « Élite sociale et pouvoir municipal dans les villes littorales de Bretagne aux Temps modernes », dans Gérard LE BOUËDEC, François CHAPPÉ (dir.), Pouvoirs et littoraux, du XVe au XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999, p. 85-97.
  • Guy SAUPIN(dir.), Histoire sociale du politique. Les villes de l’Ouest atlantique à l’époque moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

La communauté de ville de Guérande, de sa réforme de 1651 à la veille de la Révolution

L’arrêt du parlement de Bretagne de 1651 légalise l’abandon du modèle traditionnel d’assemblée générale ouverte au profit d’une assemblée fermée de nature corporative et hiérarchisée, reflétant la domination des hommes de loi dans cette ville, siège de sénéchaussée royale. La politique officière de la monarchie, à finalité financière, transforme le statut des charges anciennes de syndic et de miseur et enrichit l’institution de celle de maire. L’effet en reste limité car ces offices sont le plus souvent rachetés par la communauté. Le principal changement concerne la présidence de la communauté pour laquelle le maire se substitue au premier officier de la sénéchaussée et, à partir de 1763, sa députation de droit aux états de Bretagne.

Des difficultés survenues en 1770 montrent que les séances ordinaires de délibération attirent moins que les assemblées électorales : les menaces d’amende s’opposent ainsi à celles de purge. L’étroitesse de la base sociale de cette assemblée fermée soulève la question des manœuvres liées aux liens de parenté, mal réglée malgré l’arrêt du Conseil donné pour Vitré en 1739, mais surtout la puissance de patronage des officiers supérieurs de la sénéchaussée, limitée toutefois par leurs rivalités internes (1775). Cette communauté travaille en bonne harmonie avec l’intendant de Bretagne, via son subdélégué, membre communautaire à un autre titre, mais aussi sous la protection du gouverneur, autorité supérieure nominale, symboliquement renforcée en 1763 par son contrôle a priori de la liste des trois éligibles pour le poste de maire.

La carrière du maire Rouaud de la Ville-Martin permet de saisir l’articulation huilée entre toutes les instances de l’administration monarchique en Bretagne. Son projet de réforme de 1784 illustre le conservatisme étroit qui régit la vie politique locale, loin de tous les débats provinciaux et nationaux de la seconde moitié du XVIIIe siècle, soulignant en cela la rupture profonde provoquée par la Révolution.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 195-213.

Gildas Salaün, septembre 2023. Photo : FB

SALAÜN Gildas 2023

Depuis 1998, Gildas Salaün est chargé des collections numismatiques du musée Dobrée à Nantes (Grand Patrimoine de Loire-Atlantique). Numismate et historien, il est membre de Société française de numismatique (Bibliothèque nationale de France) et de la Société nationale des antiquaires de France (Louvre). Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et de nombreux articles. Depuis plusieurs années, ses recherches se concentrent sur la place de Nantes dans le commerce international atlantique.

Publications :

  • Gildas SALAÜN, « La Monnaie nantaise, le commerce espagnol et l’argent américain (1550-1575) », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, t. 156, 2021, p. 315-356.
  • Gildas SALAÜN, La Monnaie de Nantes et l’argent de l’Amérique espagnole (1575-1625), Armor Numis, numéro hors-série, Nantes, Association numismatique armoricaine, 2022, 70 p.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

François Ollivier, les revers d’un maître de la Monnaie de Nantes qui se voulut armateur en basse Loire (1621-1628)

Depuis les premières années du XVIIe siècle, il était de plus en plus difficile pour les maîtres des ateliers monétaires français de se pourvoir en argent hispano-américain. La source, si massive depuis 1575, se tarissait progressivement tandis qu’augmentait la concurrence entre les Monnaies de la façade atlantique. Nantes, longtemps l’un des principaux ports d’entrée du métal blanc, ne faisait pas exception.

Malgré ce contexte peu favorable, François Ollivier, maître de la Monnaie de Nantes, s’était engagé devant le roi à convertir en quarts et en huitièmes d’écu français d’importantes quantités d’argent : près de 2 tonnes chaque année de 1618 à 1624, puis 1,5 tonne jusqu’en 1628. Selon l’usage, Ollivier devait dédommager le roi sur sa fortune personnelle en cas de non-respect de son engagement. N’arrivant plus à s’approvisionner auprès de ses fournisseurs habituels, Ollivier décida de se lancer lui-même dans le négoce avec la péninsule ibérique afin de s’y pourvoir en précieux métal.

À cette fin, il s’associa à des marins du Croisic et du Pouliguen pour emporter diverses fournitures jusqu’à Lisbonne et les y échanger contre argent sonnant et trébuchant, lequel métal devait ensuite alimenter les forges de son atelier monétaire. Ne pouvant être au four et au moulin, ou plutôt à bord des navires et en sa Monnaie, François Ollivier confia la gestion de ses affaires nantaises à son épouse, Marie Colombu, qui devint ainsi la première (unique ?) maîtresse de la Monnaie ! Durant les longues absences du maître, retenu loin de Nantes pour ses affaires commerciales, c’est son épouse qui supervisait et contrôlait la conversion du métal blanc en numéraire français.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 417-443.

LE PAGE Dominique 2023

Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté à Dijon.

Publications :

  • Dominique LE PAGE, Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547, Paris, CHEEF, 1997.
  • Dominique LE PAGE, Michel NASSIET, L’union de la Bretagne à la France, Morlaix, Skol Vreizh, 2003.
  • Dominique LE PAGE, De l’honneur et des épices. Les magistrats de la Chambre des comptes de Bretagne aux XVIe-XVIIe siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Une famille noble de la presqu’île, les Le Pennec de Boisjollan aux XVIe et XVIIe siècles

La famille Le Pennec s’impose comme une famille notable de la presqu’île guérandaise à partir du Moyen Âge. Plusieurs de ses membres, dont Michel Le Pennec (décédé en 1495), s’enrichissent dans les activités financières en gérant notamment des fermes d’impôts et la recette domaniale de Guérande au XVe siècle et occupent des charges dans les hôtels ducaux jusqu’à l’intégration de la Bretagne à la France. Ils se constituent progressivement un solide patrimoine foncier dont le cœur est constitué par la seigneurie de Lauvergnac en la paroisse de Guérande (actuelle paroisse de La Turballe).

Au XVIe siècle, l’histoire de cette famille est marquée notamment par la formation d’une branche cadette, les Le Pennec de Boisjollan, qui se convertit au protestantisme avec Claude Le Pennec (décédé en 1543) et son fils Gédéon (décédé en 1612) : celui-ci est fait prisonnier en 1591 par les Espagnols et le duc de Mercœur en défendant le château de la Brétesche et contraint à payer une lourde rançon. Grâce à une politique méthodique, il parvient avec l’appui de son épouse, Françoise du Dreiseuc, à reconstituer le patrimoine qu’il a dû aliéner à cette occasion, permettant à ses descendants de renforcer leur position dans la société locale au XVIIe siècle.

La communication reviendra sur ces différents points et, après avoir rappelé les principales étapes de l’ascension sociale des Le Pennec, s’intéressera à conversion au protestantisme de la branche de Boisjollan et à sa participation aux affrontements militaires au temps des guerres de la Ligue avant de montrer comment ses membres ont su rétablir leur fortune après cette période.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 169-194.

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Il est également intervenu au congrès 2021 de la SHAB à Rennes sur le sujet suivant :

Union et intégration de la Bretagne à la France, de l’État breton au début du règne de Louis XIV : historiographie et débats

Les grandes étapes de l’intégration de la Bretagne au royaume de France sont connues et on peut les classer en trois grandes phases :

  • une période d’affrontement des années 1480 (voire 1460) au début des années 1491 marquée notamment par la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (28 juillet 1488) ;
  • une période d’union personnelle de 1491 à 1532 ponctuée par trois mariages (Anne de Bretagne et Charles VIII en 1491, la même et Louis XII en 1499, Claude de France et François d’Angoulême en 1514)
  • et une période d’union définitive à partir de 1532 qui transforme la Bretagne en province et qui dure finalement jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, mais que l’on se contentera d’examiner ici jusqu’à la fin de « l’âge d’or » dans les années 1660-1670.

Après avoir fait une présentation bibliographique des travaux qui ont été consacrés à ces différentes phases au cours des dernières décennies et dégagé quelques-uns de leurs enseignements, on s’intéressera aux débats qu’ils suscitent et aux perspectives de recherche.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 231-253.
Philippe Charon,en septembre 2023. Photo : FB

CHARON Philippe 2023

Philippe Charon, diplômé de l’École des chartes, archiviste paléographe (promotion 1991), est directeur des Archives départementales de Loire-Atlantique depuis 2004, docteur (HDR) en histoire médiévale, spécialiste de la Navarre au XIVe siècle sous la dynastie des Évreux. Il codirige par ailleurs la collection des Sources médiévales de l’histoire de Bretagne aux Presses universitaires de Rennes.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Le mariage de Jean IV de Montfort avec Jeanne de Navarre à Saillé en 1386

En 1386 était célébré dans le manoir ducal de Saillé le mariage de Jean IV de Montfort avec Jeanne de Navarre. Bretagne et Navarre, que leurs relations tendues avec le royaume de France rapprochaient sur de nombreux points, s’alliaient ainsi à travers cette union matrimoniale. Les objectifs du beau-père et du gendre différaient toutefois.

Pour Jean IV, toujours sans enfant après deux mariages, il s’agissait d’assurer une descendance à la nouvelle dynastie qu’il avait fondée à la suite de sa victoire d’Auray ; neuf enfants naquirent entre 1387 et 1397. Pour Charles de Navarre, père de la mariée, il s’agissait de trouver un allié pour reconquérir sa principauté française confisquée par Charles VI ; il emporta cet espoir avec lui dans sa mort tragique survenue six mois plus tard, et laissa son royaume complètement ruiné, la constitution du trousseau mais surtout le paiement de la dot de sa fille, au montant, exorbitant, de 200 000 francs d’or, ayant entraîné des prélèvements fiscaux sans précédent sur ses sujets.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 93-124.

MONTEIL Martial 2023

  • Enseignant-chercheur en archéologie romaine à Nantes Université.

Publications :

  • Martial MONTEIL, Guillaume VARENNES (dir.), L’archéologie antique en Pays de la Loire. Bilan de deux décennies de recherches (2001-2021), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. Suppl. à la Revue archéologique de l’Ouest, no 11, 2022.

Il est intervenu, avec Cassandra NEMES, Jimmy MOUCHARD, Julie REMY et Guillaume VARENNES, au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

La presqu’île guérandaise entre la fin de l’âge du Fer et la fin de l’époque romaine, état des connaissances

La presqu’île guérandaise, située entre Loire et Vilaine, entre océan et marais de la Brière, a fait l’objet ces dernières années d’un nombre important d’études archéologiques et de fouilles préventives, ainsi que d’une reprise des données sous une forme cartographique. Les acquis de ces recherches permettent de dresser un bilan renouvelé sur l’occupation dense et singulière de ce territoire entre la fin de la Protohistoire et la fin de l’époque romaine et de s’interroger aussi sur les formes de son exploitation (élevage, agriculture, minerai de fer, viticulture, production de teinture pourpre).

Le texte de sa contribution, en coopération avec Cassandra Nemes, Jimmy Mouchard, Julie Rémy et Guillaume Varennes, est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 71-92.

GALLICÉ Alain 2023

Chercheur associé au CRHIIA, Nantes Université.

Publications :

  • Alain GALLICÉ, Guérande au Moyen Âge : Guérande, Le Croisic, le pays guérandais du milieu du XIVe au milieu du XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2003.
  • Alain GALLICÉ, Josick LANCIEN, Guérande, La Crèche, Geste éditions, coll. « Petite histoire » 2006.
  • Alain GALLICÉ, « Marais salants de Guérande et nouveaux patrimoines » et « La Grande Brière Mottière, autour des années 1970, entre patrimoine et patrimonialisation » dans Jean-René MORICE, Guy SAUPIN, Nadine VIVIER (dir.), Les nouveaux patrimoines en Pays de la Loire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Guérande et son pays : présentation (fin VIe siècle-2023)

Cette présentation explique les grandes lignes de l’histoire de Guérande et de l’évolution des champs relationnels à l’intérieur du pays guérandais. Ensuite sont évoquées les grandes évolutions, les dates importantes qui ont marqué l’histoire médiévale de Guérande et du pays guérandais.

Enfin, sont abordés les processus de patrimonialisation à l’œuvre en pays guérandais et à son pourtour et concernant la Grande Brière Mottière, la ville de Guérande et les marais salants de Batz-Guérande dont l’existence, dans les années 1970, est menacée, en particulier par des projets immobiliers et routiers en lien avec l’économie touristique balnéaire.

La superficie des zones humides a reculé (sauf en Grande Brière Mottière), de même que les paysages culturels liés à leur exploitation traditionnelle, sauf dans la zone du bassin salicole encore exploitée.

L’ensemble de ces zones humides, les zones littorales ainsi que leurs prolongements (estuaire et étiers) sont confrontés aux effets du changement climatique et de l’élévation du niveau des eaux.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 41-70.

Les. feudataires du « terrouer » de Guérande et de la; baronnerie de La Roche-Bernard à la montre générale du ban et de l’arrièree-ban de l’évêché de Nantes (15-16 mai 15434), d’après un document inédit

La contribution d’Alain Gallicé, avec le concours de Charlotte Faucheraud, est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 141-168.