Merlin Muzellec, en septembre 2023. Photo : FB

MUZELLEC Merlin

Merlin Muzellec est doctorant en archéologie, sous la direction de Pierre-Yves Laffont, au sein du LAHM (Laboratoire archéologie et histoire Pierre-Merlat), composante de l’université Rennes 2 de l’UMR 6566 CReAAH (Centre de recherches en archéologie, archéosciences, histoire). Son projet de recherche porte sur les abbayes cisterciennes fondées aux XIIe et XIIIe siècles dans le duché de Bretagne, autour des questions d’implantation et d’organisation de ces sites monastiques.

Publication :

Merlin MUZELLEC, « Notre-Dame de Coatmalouen (Côtes-d’Armor) : fondation et implantation d’une abbaye cistercienne », dans Abbayes cisterciennes et territoires, Actes du colloque de Langonnet « Les cisterciens en Bretagne et leur environnement, des origines à la Révolution » (3-4 octobre 2019), s.l., Association Abbayes cisterciennes de Bretagne, 2021, p. 75-94.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

Places et usages de l’eau l’implantation des abbayes cisterciennes de Bretagne : essai da caractérisation

La question du rapport des communautés monastiques à leur environnement, et en particulier à l’eau, est déjà bien ancrée dans le paysage historiographique. Le sujet est riche, tant par ses thématiques abondantes que par la diversité de sites, de dossiers documentaires et de méthodologies d’investigations.

Dans le cadre géographique de l’ancien duché de Bretagne, quinze abbayes cisterciennes voient le jour aux XIIe et XIIIe siècles. Si chacun de ces établissements possède sa propre histoire, l’ensemble partage néanmoins un certain nombre de cadres communs, à commencer par la vie régulière, qui sous-entend un certain nombre de besoins, mais également de contraintes. De ce fait, nous faisons ici le choix de proposer une approche globale du corpus, afin de souligner certains éléments de convergence et de divergence, observés au niveau régional.

Ainsi, nous proposons d’aborder ce rapport à l’eau à travers le prisme de l’implantation monastique et, par conséquent, de revenir sur la situation hydrographique des abbayes cisterciennes et leur insertion dans l’environnement proche. Ensuite, le regard se portera sur l’importance donnée à l’eau dans les documents attenants à la fondation de ces établissements. Enfin, pour permettre de développer au-delà des premiers temps de l’installation, il sera également nécessaire de s’intéresser aux aménagements et structures mis en place pour permettre une gestion hydraulique pérenne de ces sites monastiques.

La réflexion se confinera à l’échelle du site monastique, entendu comme l’espace bâti répondant aux besoins de la vie régulière et délimité par la clôture, ainsi qu’à son environnement immédiat, où s’étendent généralement les réseaux hydrographiques de proximité exploités par les communautés monastiques. Par conséquent, le riche temporel de ces différentes abbayes, qui s’intègre au sein d’un territoire souvent bien plus vaste et relève de dynamiques et problématiques propres, ne pourra être développé ici. Par cette communication, nous souhaitons esquisser une synthèse actualisée sur les choix et tendances opérés pour la gestion hydraulique dans les abbayes cisterciennes de Bretagne, mais également souligner les limites des connaissances actuelles et, ainsi, offrir des pistes de réflexion et de développement pour l’avenir.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 343-362.

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