Tous les articles par Philippe Guigon

Julien Bachelier recevant son prix à Carhaix (en arrière-plan, Erwan Chartier)

Julien Bachelier honoré à Carhaix

Son Histoire de Fougères a reçu le premier Prix du livre d’histoire de Bretagne

La cérémonie de remise de ce prix a eu lieu à Carhaix le dimanche 29 octobre, dans le cadre de la 34e édition du Festival du Livre en Bretagne. L’ouvrage, publié en 2022 par les Presses universitaires de Rennes, a été dirigé par Julien Bachelier, PRAG à l’Université de Bretagne-Occidentale, directeur de l’IUP Métiers du Patrimoines (Quimper) et membre du CRBC (Brest). Il est en outre trésorier-adjoint de la SHAB depuis le 9 septembre 2023 !

DELOUCHE Denise

Professeur d’histoire de l’art émérite de l’Université Rennes 2, spécialiste de la peinture sur la Bretagne et des peintres de la Bretagne.

Publications :

  • Denise DELOUCHE, Les peintres de la Bretagne, 2e éd., Rennes, Ouest-France, 2016.
  • Denise DELOUCHE, Philippe GUIGON (dir.) Félix Marant-Boissauveur (1821-1900). Album breton, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017.
  • Denise DELOUCHE, Anne DE STOOP, Lettres de Mathurin Méheut à Yvonne Jean-Haffen, Rennes, Ouest-France, 2018.

Vingt-cinq ans d’expositions et de publications en Bretagne sur la peinture (XIXe-XXIe siècle)

Cette enquête bibliographique sur les publications, canalisée par la notion “peinture”, limitée dans le cadre géographique à la région Bretagne, a été enrichie de souvenirs personnels. Elle est organisée en quatre points : l’activité des musées, le travail de mémoire mené par les familles, l’action de personnalités formées à l’université, le rôle, permanent, des nombreux éditeurs, et, ponctuel, des galeries et autres organisateurs d’expositions.

Dans ce domaine des publications issues de Bretagne, et concernant la peinture puisée dans la région Bretagne, l’enquête révèle une impressionnante progression dans les vingt-cinq dernières années.

Le texte de cette contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 675-715.

Pascal Ory, présentant les conclusions du colloque du centenaire de la SHAB à Rennes, en novembre 2021. Photo : FB

ORY Pascal

Historien, membre de l’Académie française (2020).

Publications

  • Pascal ORY, Qu’est-ce qu’une nation ? Une histoire mondiale, Paris, Gallimard, 2020.
  • Pascal ORY, De la haine du Juif : essai historique, Paris, Bouquins, 2021.
  • Pascal ORY, Ce Côté obscur du peuple, Paris, Bouquins, 2022.

Il a conclu le congrès du “Centenaire” de la SHAB à Rennes en 2021.

Conclusions

Le texte de sa contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 669-674.

SIX Manon

Conservatrice du patrimoine. Après avoir participé au sein de l’Agence France Muséums à l’élaboration du projet scientifique et culturel du futur Louvre Abu Dhabi, elle occupe le poste de conseillère pour les musées à la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays-de-la-Loire, avant de rejoindre le Musée de Bretagne en 2017, en tant que responsable du pôle conservation.

Elle pilote, notamment à ce titre, les grands chantiers de collections du Musée et le développement de la mise en ligne des fonds numérisés via le projet Des collections en partage.

Publication

Manon SIX (dir.), Rennes, les vies d’une ville (catalogue d’exposition), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018.

Elle est intervenue au congrès 2021 de la SHAB à Rennes sur le sujet suivant :

L’histoire de Bretagne au Musée de Bretagne

Avec l’ambition initiale de retracer l’histoire de la Bretagne des origines à nos jours, le Musée de Bretagne s’inscrit aujourd’hui dans le temps long, marqué par la structuration linéaire de son parcours permanent, inauguré en 2006. Au sein de cette progression, le propos des collections vise néanmoins autant la langue, les pensées ou l’organisation sociale et politique, que les productions matérielles d’origine artisanale ou d’origine industrielle. Les concepteurs de cette présentation, datant déjà de quinze ans, se sont attachés à « présenter la singularité de la Bretagne dans ses dimensions universelles ».

Cette démarche s’inscrit dans les réflexions qui ont été menées ces dernières décennies sur l’identité bretonne : c’est lorsque la Bretagne s’ouvre au monde qu’elle connaît ses périodes de prospérité et qu’elle développe des expressions culturelles originales. Aussi l’exposition permanente actuelle s’attache-t-elle à mettre en évidence cette alternance de périodes d’ouverture et de repli.

L’identité bretonne : une construction sociale et culturelle plus qu’une donnée innée

Si l’histoire et l’anthropologie constituent ses champs disciplinaires fondamentaux, le Musée dans sa présentation actuelle s’est efforcé de rejeter toute forme d’« ethnostalgie » : il exerce, de nos jours, son activité en tant que musée de société, entendant ainsi accompagner certaines transformations sociales, urbanistiques, techniques ou culturelles contemporaines. Loin des écueils du régionalisme ou du repli identitaire, le Musée considère aujourd’hui l’identité bretonne comme une construction sociale et culturelle plus que comme une donnée innée, héritée d’un temps immémorial. Néanmoins, cette évolution a été progressive.

Musée héritier du grand musée de synthèse régional souhaité par Georges-Henri Rivière au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il compose nécessairement avec son histoire et la constitution de ses collections. Si entre 1960 et 1975, six salles sont successivement ouvertes, ayant vocation à présenter pour la première fois de façon chronologique l’histoire de la Bretagne de la Préhistoire à nos jours, dès 1978 la tenue d’une exposition, intitulée « Le Musée de Bretagne, pour quoi faire? », traduit ce sentiment d’adaptation nécessaire de l’institution, au cours de ses évolutions.

Aujourd’hui, au seuil d’une nouvelle étape importante consacrée à la refonte de son récit, analyser la manière de présenter muséographiquement l’histoire de la Bretagne revêt une actualité et une signification toutes particulières.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 635-658.

HENRY Cyprien

Archiviste paléographe, conservateur du patrimoine. Docteur en histoire, il a soutenu sa thèse en 2018 : Cujus diocesis, ejus diplomatica ? Pouvoirs diocésains et diversité des pratiques d’écrit diplomatique en Bretagne, 990-1215. Il travaille plus spécifiquement sur la production et la réception des actes diplomatiques, ainsi que la constitution des archives en Bretagne au Moyen Âge.

Publications :

  • Philippe CHARON, Philippe GUIGON, Cyprien HENRY, Michael JONES, Katharine KEATS-ROHAN, Jean-Claude MEURET (éd.), Hubert GUILLOTEL, Actes des ducs de Bretagne (944-1148), Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, coll. “Sources médiévales de l’histoire de Bretagne”, no 3, 2014.
  • Cyprien HENRY, Joëlle QUAGHEBEUR, Bernard TANGUY, Cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, coll. “Sources médiévales de l’histoire de Bretagne”, no 4, 2014.

Il est intervenu au congrès 2021 de la SHAB à Rennes sur le sujet suivant :

Les sociétés historiques et l’édition des sources en Bretagne au XXe siècle

S’il est bien connu que le rôle des sociétés savantes a été particulièrement déterminant dans l’édition des sources en Bretagne à partir des années 1850, ce volant de leur activité semble décliner voire disparaître passées les années 1910 et les dernières grandes entreprises d’une génération fauchée par la Grande Guerre.

Ce n’est que dans les années 2010 que des initiatives de grande ampleur sont à nouveau lancées sous l’égide de la SHAB avec la collection des « Sources médiévales de l’histoire de Bretagne ». Désaffection, renoncement, ou repositionnement ?

De la diversification des pratiques aux grands projets cent fois ajournés, il s’agira, à travers l’analyse d’une production plus discrète, mais bien existante, de caractériser pour mieux la comprendre l’évolution de cette activité initialement structurante de l’activité des sociétés savantes sur la période couvrant les cent ans d’existence de la SHAB.

Le texte de sa contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 609-633.

Theix-Noyalo, ZAC de Brestivan (Morbihan), coupe tomographique du dépôt cinéraire (scanner SARL Image Et). Photo DR.

NICOLAS Théophane

Céramologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre de l’UMR 8215 « Trajectoires, de la sédentarisation à l’état ». Spécialiste des productions céramiques à l’âge du Bronze en Europe, il développe conjointement de nouvelles approches et outils d’analyse 3D pour l’étude du mobilier archéologique.

Publication

Théophane NICOLAS, Isabelle LE GOFF, « Tomographie en archéologie : Introspection d’artefacts et de micro-sites », Les Nouvelles de l’archéologie, no 159, 2020, p. 10-12.

Il est l’auteur, avec Anne VILLARD-LE TIEC et Myriam LE PUIL-TEXIER, de la communication présentée lors du congrès du centenaire de la SHAB à Rennes, en novembre 2021, sur le sujet suivant :

Les apports récents de l’archéologie sur les Gaulois, vus à travers les pratiques funéraires armoricaines

Le texte de leur contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 131-151.

Myriam Le Puil-Texier, lors du congrès du centenaire de la SHAB à Rennes, en novembre 2021. Photo : FB

LE PUIL-TEXIER Myriam

Chargée de recherche et d’opération à l’Inrap Grand-Ouest, spécialiste en anthropologie et archéologie funéraire. Ses recherches portent sur les systèmes funéraires protohistoriques et antiques en Bretagne et en Basse-Normandie.

Publication

Myriam LE PUIL-TEXIER, Chris-Cécile BERNARD (dir.), Évolution d’un terroir au cours de la Protohistoire, les fouilles préventives de Ifs « Zac objectifs sud » 2008, Calvados, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2020.

Elle a présenté, avec Anne VILLARD-LE TIEC et Théophane NICOLAS, au congrès du centenaire de la SHAB, en novembre 2021, à Rennes une communication sur le sujet suivant :

Les apports récents de l’archéologie sur les Gaulois, vus à travers les pratiques funéraires armoricaines

Le texte de leur contribution est paru dans le tome C (2021) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 131-151.