Tous les articles par Fanch Broudic

Le congrès 2026 de la SHAB est annoncé en septembre à Redon

Cliquer la photo colonne de gauche pour voir aussi la deuxième.

Il se déroulera du 3 ou 5 septembre. La tenue du Congrès dans cette ville est l’occasion de s’interroger sur la notion de carrefour. Les carrefours ont joué un rôle central dans le développement des sociétés et l’aménagement des territoires. Lieux de rencontre, d’échange et de passage, ils ont patiemment façonné les réseaux de communication et les dynamiques territoriales.

Redon occupe en effet une position géographique singulière : c’est un centre installé en périphérie, un nœud de circulation et d’échanges, tant pour les marchandises que pour les personnes, implanté à la marge. Et, au moins depuis le Moyen Âge, cette petite ville s’est imposée comme un point de convergence des routes terrestres et fluviomaritimes. Son actuelle position à l’interface entre la Bretagne, les Pays de la Loire et l’Atlantique en a fait un lieu de passage incontournable. Les infrastructures historiques, telles que son port et le canal de Nantes à Brest, témoignent de sa position à l’interface.

Aujourd’hui, Redon continue de jouer un rôle clé dans les réseaux de transport régionaux et nationaux, avec une gare ferroviaire connectée aux métropoles comme Rennes, Vannes, Nantes et Paris. C’est un carrefour historique, mais aussi contemporain. Cette situation unique offre un terrain d’étude privilégié pour explorer les dynamiques de circulation, les réseaux de transport, les enjeux liés à la gestion des flux dans un contexte urbain et rural, les impacts sur les territoires, ainsi que la manière dont un centre peut-être à la marge, ce qui peut sembler a priori paradoxal.

Sociétés historiques : trois nouveaux présidents

Cliquer la photo colonne de gauche pour voir les deux autres.

Brieg Haslé-Le Gall à la tête de la Société d’Études de Brest et du Léon (SEBL)

Il en était déjà le secrétaire général de même que de la Société des Amis de Jim-E. Sévellec : il en est devenu le président à l’automne 2025. Brieg Haslé-Le Gall est historien de l’art et de l’architecture, titulaire d’un DEA consacré à l’architecte brestois Gaston Chabal.

Spécialiste de l’histoire de la bande dessinée franco-belge, notamment maritime, il est l’éditeur scientifique de plusieurs collections patrimoniales du 9e art. Auteur ou contributeur d’ouvrages parus chez les meilleurs éditeurs, il collabore à des publications spécialisées telles ArMen, Les Cahiers de la BD, La Revue maritime.

Brieg Haslé-Le Gall est le petit-fils de Charles Le Gall, connu sous le nom de Charlez ar Gall en tant que pionnier des émissions en langue bretonne à la radio, puis à la télévision régionale et qui fut lui-même l’un des fondateurs de la Société d’Études de Brest et du Léon. C’est la SEBL qui publie la revue bimestrielle des Cahiers de l’Iroise, ainsi qu’un hors-série annuel. Site internet :  https://www.cahiersdeliroise.org/

Sur ce site, la fiche de de la Société d’Études de Brest et du Léon sous l’onglet « sociétés historiques » sera mise à jour dès que possible.

Brice Rabot élu président de SAHNLA, la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique

Il est agrégé d’histoire et chercheur associé au Centre de recherches en histoire internationale et Atlantique (CRHIA, Université de Nantes) et au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (CESCM, Université de Poitiers). Ses dernières investigations portent sur la reconstruction des campagnes de Bretagne méridionale à la fin du XVe siècle, les comptabilités seigneuriales ou encore les équilibres entre les communautés rurales.

Brice Rabot est président de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique depuis la fin 2025. La SAHNLA a entrepris la rénovation complète d’un site internet prometteur, associé à un blog, qui peut d’ores et déjà se visiter à l’adresse : https://societe-historique44.blogspot.com/

Sur ce site, la fiche de de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique sous l’onglet « sociétés historiques » sera mise à jour dès que possible.

La Société archéologique du Finistère s’est trouvé un président par interim

Michel Ollitrault est un chercheur Ifremer à la retraite. À l’automne 2025, il a accepté de devenir le président par intérim de la Société archéologique du Finistère. Il est secondé au poste de secrétaire général par Bertrand Lemesle, qui diffuse une lettre d’informations régulière aux adhérents. La SAF compte 300 membres environ, de tous âges et de tous milieux. Elle compte parmi ses membres des historiens, des historiens de l’art, des archéologues et des érudits qui se chargent de la publication du bulletin.

Ce dernier bénéficie d’une diffusion internationale. Chaque année, il est attendu dans des académies, des bibliothèques et des universités en Allemagne, Belgique, Italie, Etats-Unis, Royaume-Uni et Suède. C’est une vraie reconnaissance pour cette publication qui, grâce à la qualité de ses contributeurs et de ses articles, est une référence depuis des dizaines d’années pour de très nombreux chercheurs, historiens et amateurs d’art. 

La prochaine assemblée générale de la Société archéologique du Finistère aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 14 heures, au Juvénat Notre-Dame, 244 Penfeunteun, à Châteaulin. A l’ordre du jour figure en particulier l’élection des membres du conseil d’administration. Ce dernier se réunira ensuite en vue d’élire un nouveau bureau.

Sur ce site, la fiche de de Société archéologique du Finistère sous l’onglet « sociétés historiques » sera mise à jour dès que possible.

La Société polymathique du Morbihan fêtera son bicentenaire en 2026

Connaissez-vous beaucoup de sociétés bicentenaires ? Connaissez-vous d’ailleurs le sens de ce terme « polymathique » ? Si j’en crois le dictionnaire Antidote en ligne, la polymathie désigne un ensemble de connaissances approfondies dans des domaines nombreux et variés : arts, sciences, etc.

Sachez donc que la Société polymathique du Morbihan, ayant été fondée à Vannes en 1826 par une quinzaine d’érudits, peut se targuer d’être la société savante la plus ancienne de Bretagne encore en activité. Depuis, elle poursuit le chemin tracé par ses fondateurs, en s’adaptant au contexte contemporain. Chaque mois, elle propose des conférences et organise des sorties.

Actuellement présidée par Olivier Vallentin, elle a choisi de célébrer cet événement par l’organisation d’un colloque qui se tiendra le samedi 10 octobre 2026à Vannes. Il ne s’agira pas d’autocélébration, mais d’aborder de manière scientifique le fonctionnement et le rôle des sociétés savantes dans le passé, le présent et le futur.

Les communications permettront de retracer la création et l’évolution des associations au cours de ses 200 années d’existence, de montrer que nos sociétés œuvrent dans un secteur qui, aujourd’hui, se trouve dans une phase de remise en cause des certitudes, de découvertes permanentes et d’ouverture de nouvelles pistes de recherche et d’interrogations sur leur rôle futur.

  • Adresser les propositions de communication dès que possible à polymathique@orange.fr
  • Par ailleurs, toute personne qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie, à l’art et au patrimoine en lien avec le Morbihan peut naturellement adhérer à la Polymathique.
  • Pour en savoir plus : le site de la Société polymathique du Morbihan 

Le logo de la SHAB

Bienvenue…

Vous vous trouvez sur la page d’accueil du site Bretagne Histoire de la SHAB, la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne. Les onglets dans l’en-tête vous permettent de naviguer aisément en fonction de vos centres d’intérêt. Les brèves que vous pouvez découvrir ci-dessous vous renseignent sur les nouveaux articles mis en ligne : un clic sur le lien qui vous est proposé vous donne un accès complet à l’article.

La fréquentation du site Bretagne Histoire en augmentation continue

Le site Bretagne Histoire de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne a été conçu et lancé en 2023 pour mettre en avant les questions qui ont trait à l’histoire de la Bretagne des origines à nos jours et donner une nouvelle visibilité aux activités de la SHAB.

Il est devenu le point de rendez-vous des historiens, chercheurs ou amateurs, qui s’intéressent à l’histoire de la Bretagne et à son archéologie, qu’ils résident dans l’un ou l’autre des cinq départements bretons ou ailleurs en France ou à l’étranger. Il se veut en phase avec les nouveaux standards du web et donne une large place à l’illustration.

Sur le mois de décembre 2025, il a été comptabilisé 4 825 visiteurs et 8 185 pages vues. Sur les six derniers mois de l’année 2025, le nombre total de visiteurs s’est élevé à 18 110 (soit légèrement plus que le nombre de visiteurs sur toute l’année 2024) pour 35 337 pages vues. N’hésitez pas à relayer les informations que vous découvrez sur le site Bretagne Histoire !

Dictionnaire des magistrats des comptes de Bretagne. Page 1 de couverture.

La parution d’un Dictionnaire inédit des magistrats des comptes de Bretagne

La chambre des comptes de Bretagne constitue un observatoire pour étudier les possibilités d’ascension sociale sous l’Ancien Régime. Ce dictionnaire complète et précise le tableau des élites dans la France de l’Ouest du XIVe au XVIIIe siècle. Il veut apporter une contribution à l’étude de la construction de l’État en France du Moyen Âge à l’époque moderne. Il étudie sur la longue durée le personnel d’une cour souveraine et présente une prosopographie des officiers de la chambre des comptes de Bretagne de sa création au Moyen Âge à sa suppression en 1791.

Réalisé par une équipe de 17 chercheurs et publié sous la direction de Dominique Le Page, ce dictionnaire est constitué de 1 243 notices qui donnent des informations sur les offices détenus par les différents individus, leur état civil, leurs alliances, leur origine sociale et géographique, leurs engagements, leur patrimoine, leur culture.

L’ouvrage de 736 pages est disponible aux Presses universitaires de Rennes et en librairie à un prix attractif. Pour en savoir plus, rendez-vous dans Le journal de l’histoire.

Dictionnaire des magistrats des comptes de Bretagne. Page 1 de couverture.

La parution du Dictionnaire des magistrats des comptes de Bretagne

Conférant à ses membres l’anoblissement graduel, la chambre des comptes de Bretagne constitue un observatoire pour étudier les possibilités d’ascension sociale sous l’Ancien Régime et les groupes qui pouvaient y prétendre, qu’ils soient officiers de justice, financiers, marchands ou négociants, bourgeois des villes ou simples rentiers de la terre.

Au-delà du portrait des différents magistrats, ce dictionnaire complète et précise le tableau des élites dans la France de l’Ouest du XIVe au XVIIIe siècle. Il veut apporter une contribution à l’étude de la construction de l’État en France du Moyen Âge à l’époque moderne en cherchant, par l’étude sur la longue durée du personnel d’une cour souveraine, à dresser un portrait des officiers qui se sont mis à son service et à dégager les raisons qui les ont amenés à agir ainsi : fidélité à un prince, désir de servir l’État, poursuite d’une tradition familiale, volonté de tirer profit de la vénalité des offices, recherche d’honneur ou de dignité.

1  243 notices donnent des informations sur les offices détenus par les différents individus

Réalisé par une équipe de 17 chercheurs, et publié sous la direction de Dominique Le Page, l’ouvrage présente une prosopographie des officiers de la chambre des comptes de Bretagne de sa création au Moyen Âge à sa suppression en 1791 et des trésoriers et receveurs généraux en charge dans cette province.

Chacune des 1 243 notices donne des informations sur les offices détenus par les différents individus, leur état civil, leurs alliances, leur origine sociale et géographique, leurs engagements, leur patrimoine, leur culture, leur position par rapport à la noblesse. Le cœur du propos est constitué par une tentative de reconstitution de la trajectoire sociale qui les a conduits à intégrer la chambre des comptes.

– Ouvrage de 736 pages, format 22 x 28 cm ISBN : 978-2-7535-9897-3

Dominique Le Page a été maître de conférences en Histoire moderne à l’université de Nantes (1996-2009) puis professeur à l’université de Dijon (2009-2020). Il est spécialiste d’histoire sociale des institutions et d’histoire de la Bretagne à l’époque moderne.

  • L’ouvrage est disponible au prix attractif de 49 €.

Barry Cunliffe et Patrick Galliou : dix ans de fouilles au Yaudet. Deuxième partie

Volume 3.

Barry CUNLIFFE et Patrick GALLIOU, Les fouilles du Yaudet en Ploulec’h, Côtes-d’Armor — Volume 3 : Du quatrième siècle apr. J.-C. à aujourd’hui. Oxford University School of Archaeology : monograph 65. Institute of Archaeology, University of Oxford / Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Bretagne occidentale, Oxford, 2007, 207 p., nombreuses illustrations, cartes et plans.

La publication des résultats en trois ans seulement

J’ai déjà eu le plaisir de rendre compte des deux premiers tomes livrant le bilan d’une étude historique et archéologique exemplaire. Voici le troisième ; il n’aura donc fallu que trois ans pour assurer la publication des résultats de fouilles réalisées pendant plus de dix ans, de 1991 à 2002, par une équipe pluridisciplinaire dans laquelle les chercheurs britanniques ont tenu une place éminente. Le premier tome avait présenté Le Yaudet tel qu’il apparaît actuellement et tel que nous le décrivent les sources écrites ; le second en avait entamé l’histoire de la Préhistoire à la fin de l’Empire romain ; celui-ci la conduit jusqu’à nos jours.

Tous les tessons et les fragments osseux ont été identifiés, pesés, mesurés et analysés

On y retrouve les qualités des deux ouvrages précédents aussi bien dans la forme que dans le fond. La forme d’abord. Dans une reliure attirante, le texte est présenté dans une typographie impeccable, ce qui n’est pas toujours le cas de nos jours. De nombreuses photographies illustrent 1’exposé pendant que des plans plus techniques rendent compte des étapes de la fouille. Pour alléger l’ensemble, plusieurs annexes regroupant des données primaires ont été consignées dans un texte électronique accessible sur le site www.arch.ox.ac.uk/research_projects/Le Yaudet. La céramique qui occupe les pages 147 à 173 aurait pu, en raison de son caractère très technique, y figurer également, mais, comme il s’agit largement d’une première en Bretagne, il sera plus facile de la consulter là.

L’étude elle-même ne peut que susciter 1’admiration. La fouille a été exécutée avec une rigueur et une minutie exemplaires : pour le Moyen Âge « classique », 29 605 tessons et 40 048 fragments osseux ont été récupérés : tous ont été identifiés, pesés, mesurés et analysés ! Les déductions à partir des découvertes sont menées comme de véritables enquêtes policières qui soutiennent 1’intérêt du lecteur. La variété des angles d’attaque permet de tirer des renseignements utiles de vestiges minimes ou dégradés. Souvent, ces enquêtes n’aboutissent qu’à des hypothèses sans que 1’imagination soit outre mesure sollicitée : on est presque surpris p. 120 de lire qu’une fosse pourrait correspondre à la recherche d’un hypothétique trésor… C’est seulement en conclusion que les auteurs se risquent à relier les structures du site et son évolution à celles du monde ambiant.

La grande période du Yaudet est passée : le promontoire est désormais relayé par le port de Lannion

Il faut pourtant convenir que ce volume, moins important que les précédents, ne suscite pas toujours le même intérêt. Cela tient pour une part aux contraintes de l’archéologie : les vestiges sont moins abondants ; ainsi, il n’y a presque pas de tessons, provende de l’archéologue, légués par le haut Moyen Âge, période globalement considérée comme acéramique ; de même, les monnaies si précieuses pour établir la chronologie, sont de plus en plus rares : une seule, pour tout le Moyen Âge classique.

Les liens à la Bretagne de l’éminent archéologue britannique Barry Cunliffe. Première partie

Archéologue de réputation internationale, Bary Cunliffe a été notamment professeur d’archéologie européenne à l’Université d’Oxford de 1972 à 2008. Il a, en outre, été en Grande-Bretagne président du Council for British Archaeology, président de la Society of Antiquaries, gouverneur du Museum of London, administrateur du British Museum et commissaire de l’English Heritage. Il a été fait chevalier de l’Empire britannique en 2008.

Barry Cunliffe en octobre 2025. Captation d'écran. Remerciements à la présidente de l'ICB pour son aimable autorisation.
Barry Cunliffe en octobre 2025. Captation d’écran. Remerciements à la présidente de l’ICB pour son aimable autorisation.

Avec son ami et collègue Patrick Galliou, il a mené chaque été de 1991 à 2002 tout un programme de fouilles au Yaudet, à l’embouchure du Léguer, qui a impliqué à chaque fois des étudiants de Bretagne et d’Oxford. Les résultats ont été publiés en trois volumes : Les Fouilles du Yaudet en Ploulec’h, Côtes-d’Armor (2004, 2005, 2007), coédité par les Presses universitaires d’Oxford et le Centre de recherche bretonne et celtique à Brest. Une synthèse de l’ensemble de ces recherches a fait l’objet en 2015 aux Presses universitaires de Rennes d’un ouvrage plus accessible au grand public.

Bary Cunliffe reçoit le Collier de l’Hermine

Ce sont l’ensemble de ces travaux qui ont valu à Bary Cunliffe, qui réside désormais à temps partiel à proximité du Yaudet, de se voir remettre le Collier de l’Hermine le 4 octobre 2025 par l’Institut culturel de Bretagne à Chateaubriant, précisément par Mme Lena Louarn, chancelière de l’Ordre de l’Hermine.

Il est assurément prestigieux pour l’institution régionale de remettre cette distinction à une personnalité exceptionnelle d’un pays voisin tout comme pour le récipiendaire de la recevoir. On peut cependant regretter que l’Institut culturel de Bretagne n’ait pas pensé à associer à cette manifestation son indissociable confrère breton, Patrick Galliou, dont l’implication et les compétences concernant les chantiers du Yaudet et bien d’autres sont unanimement reconnues.

La Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne a souhaité mettre en ligne ci-après sur le site Bretagne Histoire les recensions d’André Chèdeville et de Jean-Jacques Monnier publiés à l’époque dans ses Mémoires annuels.

Les fouilles archéologiques du Yaudet : une analyse exhaustive, une étude exemplaire

Volume 1.

Barry CUNLIFFE et Patrick GALLIOU, Les fouilles du Yaudet en Ploulec’h, Côtes-d’Armor — Volume 1 : Le site : Le Yaudet, dans l’histoire et la légende. Oxford University School of Archaeology : monograph 58. Institute of Archaeology, University of Oxford. Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Bretagne occidentale, Oxford, 2004, 301 pages, 142 illustrations.

Les résultats obtenus par une équipe internationale et pluridisciplinaire

Voilà un site magnifique, surtout lorsqu’on le découvre par un ciel clair d’hiver, roussi par les fougères depuis la rive nord du Léguer, à quelques kilomètres de Lannion. C’est aussi un lieu d’histoire et de légende qui a suscité, dès Pierre Le Baud et d’Argentré, la curiosité des historiens. Le présent ouvrage est le premier volume de la publication des résultats obtenus par l’étude des lieux et des documents qui s’y rapportent par une équipe internationale et pluridisciplinaire. Internationale, puisque ses promoteurs sont Barry Cunliffe de l’université d’Oxford et Patrick Galliou du CRBC de l’université de Bretagne occidentale à Brest, assistés d’autres chercheurs tant français que britanniques. Pluridisciplinaire, puisque, dans ce volume, figurent à la fois des archéologues de l’Antiquité, du Moyen Âge et des Temps modernes, des historiens, un ethnologue et un géologue.

On va donc assister à l’analyse exhaustive de ce site. Il la mérite par l’intérêt qu’il a coutume de susciter, mais elle est nécessaire aussi, car, en bien des domaines et pour bien des époques, les éléments de connaissance sont si ténus que des recherches croisées sont indispensables pour aboutir à des conclusions aussi assurées que possible. Ce volume présente Le Yaudet tel qu’il apparaît actuellement et tel que nous le décrivent les sources écrites. Il est cependant dommage que, nulle part, les promoteurs de l’entreprise ne nous indiquent quel sera, en gros, le contenu des publications ultérieures ; sans doute, une grande place sera-t-elle consacrée aux résultats des fouilles systématiques, dont B. Cunliffe dresse la chronologie aux pages 203-205.

Plus qu’une simple pêcherie, un barrage destiné au fonctionnement d’un moulin à marée

La seconde partie de l’ouvrage est consacrée à la description méthodique du milieu actuel, le « paysage anthropisé », avec une participation majeure de Gwyn Meirion-Jones. D’abord, la description de l’église reconstruite entre 1853 et 1862 en conservant la façade occidentale du XVIe siècle, deux portes du XVe sur les façades latérales et trois colonnes intérieures sans doute un peu plus anciennes. Ensuite, les bâtiments du village antérieurs au début du XIXe siècle, dont l’analyse minutieuse s’appuie sur des plans et des photographies.

En 2026, le congrès de la SHAB aura lieu à Redon

  • Faites un double clic sur la photo d’en-tête dans la colonne de gauche, pour un meilleur confort de lecture et visualiser les autres illustrations.

  • Thème principal : carrefour
  • Thèmes connexes : transport, circulation

Le congrès 2026 de la SHAB est prévu du 3 ou 5 septembre à Redon. La tenue du congrès dans cette ville est l’occasion de s’interroger sur la notion de carrefour.

La tenue du Congrès annuel de la SHAB à Redon est l’occasion de s’interroger sur la notion de carrefour. Les carrefours ont joué un rôle central dans le développement des sociétés et l’aménagement des territoires. Lieux de rencontre, d’échange et de passage, ils ont patiemment façonné les réseaux de communication et les dynamiques territoriales.

Redon occupe en effet une position géographique singulière : c’est un centre installé en périphérie, un nœud de circulation et d’échanges, tant pour les marchandises que pour les personnes, implanté à la marge. Et, au moins depuis le Moyen Âge, cette petite ville s’est imposée comme un point de convergence des routes terrestres et fluvio-maritimes. Son actuelle position à l’interface entre la Bretagne, les Pays de la Loire et l’Atlantique en a fait un lieu de passage incontournable. Les infrastructures historiques, telles que son port et le canal de Nantes à Brest, témoignent de sa position à l’interface.

Aujourd’hui, Redon continue de jouer un rôle clé dans les réseaux de transport régionaux et nationaux, avec une gare ferroviaire connectée aux métropoles comme Rennes, Vannes, Nantes et Paris. C’est un carrefour historique mais aussi contemporain. Cette situation unique offre un terrain d’étude privilégié pour explorer les dynamiques de circulation, les réseaux de transport, les enjeux liés à la gestion des flux dans un contexte urbain et rural, les impacts sur les territoires, ainsi que la manière dont un centre peut-être à la marge, ce qui peut sembler a priori paradoxal. Les carrefours favorisent certes les échanges et le développement, mais ils peuvent aussi générer des tensions. Si Redon est le lieu du Congrès, les propositions de communications doivent concerner d’autres lieux et espaces situés en Bretagne ou sur ses marges immédiates, pour ce faire cinq thèmes ont été privilégiés. Ils ne sont pas exclusifs les uns par rapport aux autres.

Abbé Perrot. Frise. DR.

Un autre abbé Perrot. Nouvelles approches, nouveaux regards

C’est l’intitulé d’une journée d’étude que le Centre de recherche bretonne et celtique organise à Brest, vendredi 14 novembre, concernant l’abbé Perrot. Depuis plusieurs décennies, il fait l’objet de polémiques stériles résumant l’homme tout entier dans sa mort et les raisons qui l’ont provoquée.

Loin de ce dialogue de sourds, et si tant est qu’il soit possible de mettre ce personnage au passé, il s’agit désormais de proposer de nouveaux regards, de nouvelles approches inscrivant Perrot dans les temps longs de sa vie et de sa mémoire, en abordant entre autres…

  •  ses relations avec sa hiérarchie,
  • son parcours de soldat de la Grande Guerre,
  • son rôle au Bleun-Brug,
  • ses activités de collecteur,
  • ses relations avec les ténors du nationalisme breton,
  • sa relation à la langue bretonne,
  • les lieux de mémoire qui lui sont assignés.

Onze communications seront présentées par autant d’intervenants et intervenantes, à compter de 8h50, salle Yves Moreau (salle B001), au rez-de-chaussée de la Faculté des Lettres Victor Ségalen, rue Duquesne, à Brest. Entre libre.