François de Beaulieu (dir.). Dictionnaire des Monts d'Arrée. Editions Skol Vreizh.

Aux éditions Skol Vreizh, un Dictionnaire des monts d’Arrée, sous la direction de François de Beaulieu

Les évolutions actuelles sont analysées : le Dictionnaire abonde en informations très récentes et ponctuelles – au risque d’une péremption rapide de certaines –, même si le tableau socio-économique est un peu dispersé à travers les entrées : « Commerces », « Démographie », « Logement » (quinze lignes seulement !), « Revenus », « Tourisme », « Vieillissement et émigration », rubriques dont les données ne sont pas disponibles pour toutes les communes.

Un pillaouer des Monts d'Arrée, soit un chiffonier. Captation d'écran. DR.jpg
Un pillaouer des Monts d’Arrée, soit un chiffonier. Captation d’écran. DR.jpg

Le sombre tableau des points noirs, mais les points positifs existent

Les points noirs sont nombreux : poursuite de la « Révolution [agricole] silencieuse » (p. 609) (progrès de l’agriculture intensive, diminution du nombre d’exploitations, dégradation du bocage – l’absence de remembrement, sauf à Plouyé et Scrignac, n’a pas empêché la destruction des haies – et déprise agricole avec extension des friches), arrivée d’espèces invasives, alors que de nombreuses autres sont en danger, notamment le rare circaète et l’emblématique courlis cendré, mais aussi le castor, la mulette perlière, le muscardin…, implantation des méthaniseurs (le photovoltaïque au sol n’est pas cité) et des éoliennes.

Danger pour l’avifaune et les chiroptères, pour les paysages aussi (le parc de Plouyé s’offre ainsi aux regards ébahis du sommet du mont Saint-Michel ; aux projets cités de Berrien et de Scrignac s’ajoute celui de Sizun), dépeuplement et vieillissement de la population, désindustrialisation et importance de la fonction publique dans l’emploi, croissance du nombre des résidences secondaires (taux le plus élevé du Finistère : 26 % en 2024).

  • Cette recension a d’abord été publiée dans le volume CIV, 2026, des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, p. 405-413.
  • Dans la présente publication en ligne, le titre et les intertitres sont de la rédaction.

Notes

  • [1] Un habitant de la communauté de communes des monts d’Arrée sur quatre y vit depuis moins de quatre ans, un autre quart depuis plus de trente ans (p. 10).
  • [2] Commune parfois évoquée (« Mines de plomb argentifère», « Protestants»…), de même qu’Hanvec, Plougonven et Plonévez-du-Faou pour leurs marges « montagnardes».[3] Les bretonnants de naissance sont, comme ailleurs, en voie de disparition. On peut du moins les écouter sur la chaîne YouTube Brezoneg Bew. L’article de l’anthropologue anglaise Marion McDonald analyse finement la coexistence du français et du breton à Plounéour-Ménez dans les années 1980.
  • [4] On notera toutefois que, malgré l’entrée facétieuse « Homme : voir Femme », douze des soixante-sept auteurs du Dictionnaire seulement sont des autrices (aucune photographe).