Jean-Luc Deuffic publie de nouveaux ouvrages
Mis à jour : avril 2025
Mais connaissez-vous bien cet historien ?
Né en 1953 à Daoulas (Finistère), Jean-Luc Deuffic se présente sobrement sur de multiples sites comme un chercheur indépendant, autodidacte, médiéviste. Médiéviste, il l’est assurément, spécialisé dans l’histoire culturelle de la Bretagne et plus spécialement dans l’étude des manuscrits médiévaux.
Créateur en 1981 de la publication Britannia Christiana, il est à l’origine de la fondation du Cirdomoc (Centre international de recherche et de documentation sur le monachisme celtique) et participe à l’organisation du 15e centenaire de l’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec en 1985. Il dirige aujourd’hui la collection périodique Pecia, Le Livre et l’écrit (ISSN 1761-4961), aux éditions Brepols, à Turnhout, une ville flamande de Belgique.
Cliquer les photos, colonne de gauche, pour les agrandir et lire la légende.
La bibliographie de Jean-Luc Deuffic
Jean-Luc Deuffic s’affiche comme n’étant pas universitaire et souligne que c’est par passion qu’il mène toutes ses recherches depuis près de cinquante-cinq ans. Sa bibliographie est impressionnante : vous pouvez la consulter en ligne sur le site Pecia Blog Tudchentil. Il a consacré de nombreuses contributions à Daoulas et à son abbaye. Il publie régulièrement dans le Bulletin la Société archéologique du Finistère et, bien entendu, dans Pecia, Le Livre et l’écrit, sa maison d’édition. C’est dans le n° 7 de Pecia qu’il a fait paraître en 2009 des Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe s.).
Il a également publié un Inventaire des livres liturgiques de Bretagne. Livres d’heures, de piété, de dévotion et ouvrages associés antérieurs à 1790. Manuscrits et imprimés. ISBN 978-2-7466-6731-0, mais pas en version papier, sur CDROM ! C’était innovant à l’époque. Pour le consulter aujourd’hui sur des ordinateurs qui n’ont plus de lecteur CD ni CD-Rom, il faut un lecteur de CD externe connecté (peu onéreux).

La bibliothèque de Jean-Emanuel de Rieux, marquis d’Assérac († 1657). Essai de reconstitution
Ce nouvel ouvrage de Jean-Luc Deuffic répertorie un total de 186 livres retrouvés par l’auteur et qui constituait la bibliothèque du marquis d’Assérac, Jean-Emanuel de Rieux († 1657). Cette bibliothèque illustre de manière étonnante les aspirations de ce seigneur breton, issu d’une des plus prestigieuses familles de Bretagne. Sa quête pour essayer d’identifier les ouvrages qu’elle conservait révèle un homme à la fois curieux et complexe.
Les liens particuliers que Jean-Emanuel de Rieux tissa avec des esprits éminents de son époque, tels que le théologien Tommaso Campanella, initiateur de sa conversion au catholicisme, le père Yves de Paris, dont les travaux en astrologie l’avaient profondément captivé, et François-Eudes de Mézeray, pilier de l’historiographie française du xviie siècle, contribuent à dresser le portrait d’un homme d’armes et de lettres, d’une personnalité fascinante.
- Pour plus de détails : pecia.blog.tudchentil.org
- Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/dp/B0F2HPSZK1
Coïncidence
Cet opus de Jean-Luc Deuffic sur Jean-Emanuel de Rieux paraît quelques mois après la publication par la Société polymathique du Morbihan de l’ouvrage de Jean Danet sur Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne, 1447-1519 — Résidences et modes de vie entre Moyen Âge et Renaissance.
Près de deux siècles séparent Jean-Emanuel de Jean IV : ce dernier a vécu de la fin du XVe au début du XVIe siècle et il a été l’acteur et le témoin privilégié de la fin de l’indépendance du duché de Bretagne, alors que Jean-Emmanuel est un personnage important de la première moitié du XVIIe siècle.

Le premier d’un ensemble de livres sur Daoulas
En ce mois d’avril 2025, Jean-Luc Deuffic publie un nouveau titre qui diffère de sa production habituelle et fait partie d’un ensemble de livres sur Daoulas qui devraient sortir peu à peu :
« La porcelaine de Daoulas: Histoire d’une fabrique éphémère (1855-1891) »
Dans les années 1850, la découverte de riches gisements de kaolin permit l’implantation d’une manufacture de porcelaine à Daoulas (Finistère). Fondée par René Goubin, puis brièvement dirigée par des élus locaux, elle fut reprise en 1864 par son directeur, Victor Marchais, ingénieur venu de la région de Limoges, haut lieu de la porcelaine française. Dès sa création, l’entreprise connut un essor notable et remporta plusieurs distinctions lors de concours régionaux et nationaux. Cependant, à la mort de Victor Marchais, en 1891, aucun repreneur ne se manifesta, entraînant la fermeture de la manufacture, malgré un potentiel prometteur.
Cet épisode illustre la capacité de Daoulas à se réinventer au fil des époques, depuis le Moyen-Âge où la pierre et les toiles faisaient sa richesse. Après une période de déclin, le « village » sut donner vie à un projet ambitieux qui, bien que de courte durée, a eu un certain impact. La porcelaine de Daoulas participa alors au rayonnement du nom de la vieille cité, tout en dynamisant l’économie locale. L’exploitation du kaolin trouva de nouveaux débouchés, et l’arrivée d’ouvriers venus d’autres régions contribua à une croissance démographique marquée. Cette parenthèse industrielle, bien que brève, a laissé une empreinte durable sur l’histoire et le développement de ce territoire. L’ouvrage retrace l’histoire éphémère de cette fabrique et de ses ouvriers.
Pour se procurer cet ouvrage : https://www.amazon.fr/dp/B0F3TK7DR9

Marins bretons et mobiles d’Ille-et-Vilaine pendant la guerre franco-allemande (1870-1871)
Une conférence de Dominique Maillard à Saint-Malo
La guerre franco-allemande de 1870 reste encore aujourd’hui un souvenir douloureux dans les mémoires. Nul n’est enclin à se souvenir des défaites, surtout quand elles se terminent par une guerre civile : la Commune de Paris.
Dominique Maillard, maître de conférences honoraire à l’Université Paris-Est Créteil, nous invite à ouvrir les malles poussiéreuses de l’Histoire pour découvrir le rôle des marins bretons et des mobiles d’Ille-et-Vilaine durant cette guerre.
Comme les navires de la Marine française ne peuvent s’approcher des côtes allemandes, les marins sont envoyés à terre par le ministre de la Marine Charles Rigault de Genouilly. Au sein des forces armées, les marins tiennent notamment les forts de Paris et participent aux sorties pour briser le siège. Ils servent également de pilotes, faute d’aéronautes disponibles, sur les ballons montés qui s’échappent de Paris assiégé.
Du côté des mobiles, le 5e bataillon, composé d’hommes de Saint-Malo, Saint-Servan, Châteauneuf, Cancale, Dol, Combourg et Tinténiac, s’illustre particulièrement pendant les batailles du plateau d’Avron et de Buzenval. C’est au cours d’une de ces batailles que Ludovic Hovius, petit-fils de l’ancien maire de Saint-Malo, est mortellement blessé.
- Conférence de Dominique Maillard, lundi 17 février à 14 h 30, au Carré EDEIS, 4 avenue Louis-Martin à Saint-Malo.
- La conférence est organisée à l’initiative de la SHAASM, Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo.
Le père Joseph Irien a aussi été un chercheur passionné d’histoire
Il était né en 1937 à Bodilis, dans une famille d’agriculteurs où tout le monde parlait le breton, qui fut donc sa première langue. Quand il avait été scolarisé à sept ans, il avait été frappé de l’interdiction de la parler à l’école, ce qui l’avait profondément marqué. Après son grand séminaire, il est ordonné prêtre en 1962. Il exerce en diverses affectations de Pont-Croix à Brest, jusqu’à ce qu’il fonde le centre spirituel bretonnant de Minihi Levenez [Le prieuré de la joie] en 1984 dans la petite commune de Tréflévénez, non loin de Daoulas, avec la bénédiction de Mgr Barbu, alors évêque de Quimper et Léon. Il est connu depuis sous la forme bretonne de son prénom et de son patronyme, Job an Irien.
Il est décédé le 2 février 2025. L’homélie, lors de ses obsèques à l’église Saint-Houardon de Landerneau, a été prononcée en français et en breton par le père Corentin Samson : « Je lis que Job a donné sa vie pour Dieu et pour la Bretagne. Je crois que Job n’aurait pas trop aimé ce genre de formule. Job a donné sa vie, pas pour des idées, pour une cause, mais pour les gens […] et pour Dieu. Je n’ai jamais vu Job porter un drapeau. »
Rédacteur d’une revue bilingue, éditeur, chercheur
Depuis le Minihi, Jo Irien a rayonné jusqu’au-delà du Finistère : il assure la catéchèse en breton aux collégiens et lycéens de Diwan et publie un trimestriel bilingue dont le titre est le même que celui du centre. Il en est le principal rédacteur breton, conscient qu’il était désormais le responsable de la seule revue d’obédience catholique, alors qu’il y en a eu tant jusqu’au milieu du XXe siècle.
Il se chargeait de traduire en français les textes bretons et… en breton ceux en français. Il a été en 1997 l’éditeur du « Leor overenn » [Le missel], puis du Nouveau Testament en breton en 2002. Il a publié des chroniques hebdomadaires dans Le Courrier du Léon et dans le journal Ya ! qu’il rééditait par la suite sous forme d’ouvrages. Avec Mikael Skouarneg et René Abjean, il a composé quantité de nouveaux chants pour la liturgie bretonne. Il est enfin l’auteur d’une cantate à succès, Ar marh dall [Le cheval aveugle], mise en musique par le compositeur René Abjean.
C’était aussi un chercheur investi. Il s’est passionné pour l’hagiographie, l’histoire ancienne, monumentale et religieuse de la Bretagne, les pratiques cultuelles. Il a ainsi consacré de multiples publications aux saints bretons, leur vie et leur culte, en collaboration souvent avec d’autres chercheurs, universitaires ou non, tels que Bernard Tanguy ou Yves-Pascal Castel. Il a participé à de multiples rencontres, et il a organisé ou coorganisé des colloques de haut niveau.
Sa bibliographie en témoigne, il suffit de la parcourir pour s’en rendre compte. Celle ci-dessous est établie d’après le catalogue de la bibliothèque Yves Le Gallo au Centre de recherche bretonne et celtique, sur la base d’un tri réalisé sur son nom et qui affiche 53 références.
Une journée d’étude le 14 février en souvenir du Doyen Christiane Plessix-Buisset
La journée d’étude est organisée par Xavier Godin, Professeur d’histoire du droit à Nantes Université avec le soutien
- de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe de l’Université de Rennes (IODE, UMR-CNRS 6262)
- et du laboratoire Droit et changement social de Nantes Université (DCS, UMR-CNRS 6297).
La manifestation se tiendra dans la grand chambre du parlement de Bretagne (cour d’appel de Rennes) le vendredi 14 février prochain.
- La participation est libre, mais l’inscription obligatoire pour accéder à la Cour d’appel.
Ci-contre : Rennes Parlement de Bretagne. Créations Artistiques Heurtier (Photographe) ; 2e moitié du 20e siècle. Musée de Bretagne.
Attention : elle doit se faire avant le 7 février 2025 auprès de Sandra Blandin (cliquer son nom). Cependant, les inscriptions « tardives » devraient être acceptées.
- Une première session, en matinée, sera consacrée aux Histoires judiciaires de l’ancien droit. La seconde, dans l’après-midi, traitera des Enjeux du droit contemporains. Quatre communications seront présentées au cours de chacune des sessions.
- Les propos conclusifs sont présentés par Bruno Isbled, Conservateur général du patrimoine. Il traitera du fonds « Plessix-Buisset » conservé aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine (200 J).
Christiane Plessix-Buisset (1943-2022)
Elle a été professeur émérite d’histoire du droit à l’Université de Rennes 1 Doyen honoraire de la faculté de droit et de science politique de Rennes.
Christiane Plessix-Buisset était une historienne du droit breton. Elle a soutenu en 1979 sa thèse, publiée en 1988 sous le titre Le criminel devant ses juges en Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles. Elle devint professeure d’histoire du droit à l’université de Rennes 1 en 1990.
Elle est devenue membre de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (SHAB) en 1973, puis présidente de la Fédération des sociétés d’histoire de Bretagne (FSHB) de 2007 à 2017 et sa présidente d’honneur ensuite.
Remise du volume des Isblederies à l’ancien président de la SHAB
Les administrateurs de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne devaient se retrouver dans l’après-midi du samedi 25 janvier aux Archives départementales du Morbihan pour leur première réunion semestrielle de l’année 2025. Mais ils avaient rendez-vous dès la fin de la matinée dans un restaurant de Vannes pour une rencontre amicale avec leur ancien président, Bruno Isbled, en vue de lui remettre un volume de mélanges au titre original, puisqu’il est dérivé de son patronyme : « Isblederies. Textes en hommage à Bruno Isbled.»
L’enthouiasme des historiens
Ils ont été accueillis par l’actuelle présidente, Christine Berthou-Ballot, qui a fait état de l’enthousiasme d’historiens de toutes les spécialités et de toutes les périodes pour y contribuer. S’adressant à son prédécesseur, elle a considéré que cette manifestation était…
- « un grand jour pour nous tous et toutes de pouvoir te remettre aujourd’hui [le 25 janvier] cet ouvrage. Merci, Bruno, pour ton investissement durant toutes ces années. »
La présidente avait pris soin de remercier tous ceux et celles qui se sont impliqués pour faire aboutir collectivement ce projet de Mélanges :
- les 44 auteurs et autrices
- les auteurs de la préface et de la postface, Catherine Laurent, elle-même ancienne présidente de la SHAB, et Jean-Luc Blaise, le délégué du collège des sociétés historiques au comité de la SHAB/FSHB
- les relecteurs et relectrice, Alain Gallicé, Philippe Guigon, Dominique Le Page et Catherine Laurent
- L’imprimerie Planchenault
- Claudia Sachet enfin pour la mise en œuvre de la logistique.
L’un des plus fins connaisseurs de l’histoire de la Bretagne
Dans la préface qu’elles ont corédigée, Christine Berthou-Ballot et Catherine Laurent décrivent l’itinéraire singulier de Bruno Isbled dans les termes suivants :
- « Venu du nord de la France et arrivé en Bretagne via le Mali et l’Auvergne, Bruno a fait sienne cette région jusqu’à en apprendre la langue bretonne. Il est devenu l’un des plus fins connaisseurs de son histoire et a mis son savoir au service de la Société. Celle-ci a prospéré sous son égide : les congrès ont été suivis par une assistance sans cesse plus nombreuse et les Mémoires sont devenus de plus en plus volumineux, avec l’ajout de « Varia » ouverts sur des institutions patrimoniales, et l’extension des « Comptes rendus bibliographiques », devenus un observatoire annuel de la production historiographique consacrée à la Bretagne. »
L’ affectio societatis des Shabistes
Le récipiendaire, Bruno Isbled, a fait part en termes sobres de son émotion :
- Je suis très touché par ce témoignage d’amitié que constitue ce recueil d’articles intitulé Isblederies, rédigé par 44 contributeurs. Ils viennent de différents milieux professionnels : historiens de toutes époques, conservateurs, archivistes, historiens du droit.
- La quasi-totalité sont membres de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (SHAB) avec qui j’ai eu l’occasion et le plaisir de travailler pendant ma présidence. C’est aussi la SHAB qui est honorée à travers moi. Je suis le 3e président à recevoir des « Mélanges » après Jacques Charpy en 1991 et Catherine Laurent en 2010 : l’affectio societatis qui unit les « shabistes » perdure !
Il est vrai que les Isblederies se présentent non seulement comme une réalisation de belle facture, mais aussi comme une contribution singulière à la connaissance de l’histoire de la Bretagne sous ses multiples facettes.
Témoignages de reconnaissance
X. Je viens de parcourir les Isblederies avec grande satisfaction : voilà un volume riche de choses originales, et tout à fait à la hauteur des circonstances et de la qualité de son récipiendaire ! Un merci particulier à tous ceux qui ont participé activement à sa confection.
Ce qu’il y a de remarquable dans ce volume, ce sont les dettes de reconnaissance de chacun des auteurs envers l’archiviste et envers l’ancien président de la SHAB.
- DP évoque « une pièce [qui] est depuis de nombreuses années aux mains expertes de Bruno Isbled avec qui j’ai eu le plaisir de travailler…
- AR : B. Isbled a été le premier archiviste avec qui a eu la gentillesse de me guider dans les méandres des cotes des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine…
- MN : C’est un plaisir de rendre hommage à Bruno Isbled avec lequel j’ai eu un compagnonnage de plusieurs décennies au sein de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, puis au temps de sa présidence, une grande entente au plan scientifique.
- OC : Le journal de Claude Bordeaux, publié par Bruno Isbled en 1992, évoque plusieurs périodes inter épiscopales rennaises…
- FB : En enor an Ao. Bruno Isbled, bet c’hwezeg vloaz prezidant ar SHABn e-neus desket eun tamm mat a vrezoneg. En l’honneur de M. Bruno Isbled, président de la SHAB pendant seize ans, qui a fort bien progressé dans l’étude du breton.
- TH : Au cours de sa carrière d’archiviste, Bruno Isbled, heureux récipiendaire de ces Mélanges, a eu l’occasion d’entreprendre, à la suite de Chantal Reydeller, le classement et l’inventaire d’un fonds important déposé de 1984 à 19991 aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, par la famille de l’historien Frédéric Joüon des Longrais…
- JLB, GP : Il faudra bien du labeur pour mettre au jour cet immense gisement documentaire [des écrits dits du for privé]. À cet œuvre de longue haleine, Bruno Isbled a, on le sait, brillamment contribué en sortant de l’ombre le journal du « bourgeois de Rennes » Claude Bordeaux…
Isblederies. Textes offerts en hommage à Bruno Isbled. L’ouvrage
Afin de rendre hommage à Bruno Isbled, président de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (SHAB) pendant seize ans, quarante-quatre contributeurs ou contributrices – archivistes, historiens, historiens de l’art ou du droit, archéologues, architecte des monuments historiques, professionnels du patrimoine – ont pris la plume, seuls ou en binômes.
C’est le produit de cette moisson que présente ce volume qui est structuré en trois parties intitulées :
- « Fragments d’archives »
- « Échos d’archives »
- « Éclats de patrimoine »
Témoignages d’amitié et de reconnaissance, les articles offrent un panorama de la recherche historique menée en Bretagne au cours des dernières décennies et des thèmes qui ont été développés lors des congrès de la SHAB.
Par le goût des sources qu’ils révèlent, ils sont aussi invitation à continuer à se rendre aux Archives, notamment celles d’Ille-et-Vilaine, où, par sa passion pour l’histoire, la diversité de ses curiosités et sa rigueur de chartiste, Bruno Isbled a joué un rôle irremplaçable de passeur et de guide, un savoir et des qualités dont il a fait bénéficier les membres de la SHAB et tous les lecteurs des Mémoires au cours de ses quatre mandats successifs de président.
Référence de l’ouvrage
Gallicé, Alain, Guigon, Philippe, Laurent, Catherine et Le Page, Dominique (dir.). Isblederies. Textes offerts en hommage à Bruno Isbled. Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, Fédération des sociétés historiques de Bretagne, Rennes, 2025, 455 p., ill. ISBN 978-2-9557028-6-4
Table des matières
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Les affiches en breton au XXe siècle : une temporalité en deux temps
Visualiser toutes les affiches
Cette contribution a été rédigée par Fañch Broudic pour le volume des Isblederies (couverture dans la colonne de gauche). Comme il n’était pas possible d’insérer le visuel de toutes les affiches citées dans l’article, cinq parmi les plus significatives y ont été insérées. Mais c’est un total de vingt-cinq documents qui sont cités et analysés dans cette contribution. Pour donner au lecteur la possibilité de tous les visualiser, le choix a été fait de les mettre en ligne sur le site Bretagne Histoire de la SHAB.
Toutes les affiches sont présentées dans les galeries photo ci-dessous, dans une numérotation continue à compter de EL1 (pour En ligne 1). Celles reproduites dans la version papier sont identifiées comme étant Figure, numérotées de 1 à 5.
ERRATA. Concernant l’affiche EL21 de Fañch an Henaff, il est indiqué dans l’article publié dans le volume des Isblederies, page 156, paragraphe 2, que la photo au centre de l’affiche de jeunes enfants devant le mur de leur école est celle de Tréglonou. Il s’agit en réalité de l’école Diwan de Plomelin, avec leurs dessins sur le pourtour de l’affiche. Merci à Goulwena an Henaff pour son témoignage.
- Tous les documents sont sourcés.
- Toutes les traductions françaises des légendes, sauf exception, ont été réalisées par l’auteur de l’article. Une nouvelle traduction est parfois proposée.
- Cliquer le visuel pour l’afficher dans la visionneuse.
Pour en savoir plus sur les « Isblederies » : cliquer ce lien. Ou rendez-vous page 7 ci-dessous.


- EL1 : Quelennou da c’heuill Epad ma bado ar c’hlenvet anvet DYSENTERIE. [Règles à suivre tant que perdurera l’épidémie de dysenterie]. Circulaire du préfet du Finistère Henri Collignon en novembre 1900. Arch. Dép. Finistère, FRAD29_3J28-274.
- EL2 : Préfecture du Finistère. Aux mères ! D’ar mammou ! Affiche bilingue. Arch. Dép. Finistère, FRAD29_111J443_8_001

- EL3 [et Figure 1] : Departamant « ar Finistère ». Emprest. [Département du Finistère. Emprunt]. Version bretonne de l’affiche de l’emprunt lancé par le conseil général du Finistère pour l’exécution de travaux départementaux, 1926-1964 (Arch. Dép. Finistère, FRAD029_3J29_9_001 et FRAD029_3J29_9_002)
Le centenaire de la mort de l’érudit breton François Duine : un volume dédié au clericus dolensis
L’année 2024, marquant le centenaire de la mort de l’érudit breton François Duine (1870-1924), « PECIA. Le livre et l’écrit » ne pouvait manquer l’occasion de dédier ce volume au clericus dolensis. Aussi, plusieurs de ses champs de recherche seront abordés dans ces pages.
L’hagiographie et la liturgie bretonne, avec des contributions sur les saints fondateurs Samson et Malo, sur les livres liturgiques en usage dans le diocèse de Dol, auquel François Duine était viscéralement attaché, n’ont eu de cesse de lui fournir matière à exploiter, toujours au plus près des sources manuscrites, ces domaines qu’il affectionnait.
Le prêtre dolois, au-delà du personnage complexe et de l’image contrastée qu’il nous laisse, a marqué à tout jamais l’historiographie bretonne. Son style, particulièrement original, sa puissance de travail sur divers sujets dont il reste l’ultime référence, ont contribué à faire de l’œuvre de François Duine, encore aujourd’hui, une documentation incontournable.

L’histoire du commerce et des commerçants en Bretagne : recensement des sources
Si la pratique plus ancienne du commerce n’a pas laissé de traces écrites, l’intensification des transactions et les intérêts économiques depuis près d’un millénaire ont contribué à la création d’archives : les acteurs ont dû garder des preuves, et les détenteurs du pouvoir ont produit des documents pour réglementer et contrôler ces activités.
Aussi les archives permettant d’étudier l’histoire du commerce et des commerçants sont-elles nombreuses et variées. La collaboration de services d’archives de Bretagne a permis d’en dresser un état régional en 2024 dans la perspective du congrès de la SHAB à Loudéac : archives publiques ou privées, écrites ou figurées, classiques ou inattendues, sont présentées ici dans une synthèse, du Moyen-Âge à nos jours
- Cet état des lieux est désormais téléchargeable sur le site Bretagne Histoire de la SHAB : pour y accéder, cliquer l’onglet « Recherche » dans l’en-tête ci-dessus.
- Vous pouvez visionner également la communication de Gwladis Longeard sur ce même sujet lors du congrès de la SHAB à Loudéac via l’onglet VIDEOS dans l’en-tête. Ou en cliquant ce lien.
- Et la retrouver dans le dictionnaire des auteurs, à la lettre L.
Les vœux de la présidente de la SHAB pour 2025
Je souhaite, en ce tout début d’année 2025, vous présenter en mon nom et en celui du bureau nos meilleurs vœux aux adhérentes et adhérents de la SHAB, à ceux et celles qui ne le sont pas encore, aux membres de notre conseil d’administration, aux responsables et membres des sociétés historiques affiliées. Que la nouvelle année vous apporte santé, bonheur et sérénité.
Je souhaite également une bonne année à tous ceux et toutes celles qui, comme nous, se passionnent pour l’histoire de la Bretagne et qui, comme vous, viennent consulter notre site Bretagne Histoire. Nous sommes toutes et tous attentives et attentifs à vouloir partager et transmettre l’histoire de la Bretagne historique avec exigence.
Les défis habituels nous attendent : la sortie des Mémoires 2025 de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne et la réussite de notre prochain congrès qui sera morbihannais. Ce dernier aura finalement lieu à Quiberon et non à Carnac, comme la proposition en avait été faite initialement.
Prenez date !
Je vous invite d’ores et déjà à prendre date pour les 4, 5 et 6 septembre prochains. Nous vous dévoilerons bientôt les thématiques qui seront abordées lors du congrès ainsi que les noms et qualités des intervenants et le sujet de leur intervention.
Je me permets de lancer un appel à celles et ceux d’entre vous qui n’avez pas encore adhéré à la SHAB : ce début d’année est le bon moment pour le faire. Comme toute association, la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne ne pourrait pas vivre sans le soutien de ses adhérents et adhérentes.
Sachez que votre adhésion n’est pas sans contrepartie : vous recevrez automatiquement le volume annuel des Mémoires à parution. Le montant de la cotisation est réduit pour les étudiants, étudiantes et jeunes de moins de 25 ans.
Enfin, n’hésitez pas à contribuer au site Bretagne Histoire et à nous transmettre toute information sur l’actualité de l’histoire dans votre domaine, sur les nouveautés de l’édition historique ou les activités de votre société historique.
Encore une fois, bonne année !
Christine Berthou-Ballot









