Jean-Luc Deuffic publie de nouveaux ouvrages
Mis à jour : avril 2025
Mais connaissez-vous bien cet historien ?
Né en 1953 à Daoulas (Finistère), Jean-Luc Deuffic se présente sobrement sur de multiples sites comme un chercheur indépendant, autodidacte, médiéviste. Médiéviste, il l’est assurément, spécialisé dans l’histoire culturelle de la Bretagne et plus spécialement dans l’étude des manuscrits médiévaux.
Créateur en 1981 de la publication Britannia Christiana, il est à l’origine de la fondation du Cirdomoc (Centre international de recherche et de documentation sur le monachisme celtique) et participe à l’organisation du 15e centenaire de l’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec en 1985. Il dirige aujourd’hui la collection périodique Pecia, Le Livre et l’écrit (ISSN 1761-4961), aux éditions Brepols, à Turnhout, une ville flamande de Belgique.
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La bibliographie de Jean-Luc Deuffic
Jean-Luc Deuffic s’affiche comme n’étant pas universitaire et souligne que c’est par passion qu’il mène toutes ses recherches depuis près de cinquante-cinq ans. Sa bibliographie est impressionnante : vous pouvez la consulter en ligne sur le site Pecia Blog Tudchentil. Il a consacré de nombreuses contributions à Daoulas et à son abbaye. Il publie régulièrement dans le Bulletin la Société archéologique du Finistère et, bien entendu, dans Pecia, Le Livre et l’écrit, sa maison d’édition. C’est dans le n° 7 de Pecia qu’il a fait paraître en 2009 des Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe s.).
Il a également publié un Inventaire des livres liturgiques de Bretagne. Livres d’heures, de piété, de dévotion et ouvrages associés antérieurs à 1790. Manuscrits et imprimés. ISBN 978-2-7466-6731-0, mais pas en version papier, sur CDROM ! C’était innovant à l’époque. Pour le consulter aujourd’hui sur des ordinateurs qui n’ont plus de lecteur CD ni CD-Rom, il faut un lecteur de CD externe connecté (peu onéreux).

La bibliothèque de Jean-Emanuel de Rieux, marquis d’Assérac († 1657). Essai de reconstitution
Ce nouvel ouvrage de Jean-Luc Deuffic répertorie un total de 186 livres retrouvés par l’auteur et qui constituait la bibliothèque du marquis d’Assérac, Jean-Emanuel de Rieux († 1657). Cette bibliothèque illustre de manière étonnante les aspirations de ce seigneur breton, issu d’une des plus prestigieuses familles de Bretagne. Sa quête pour essayer d’identifier les ouvrages qu’elle conservait révèle un homme à la fois curieux et complexe.
Les liens particuliers que Jean-Emanuel de Rieux tissa avec des esprits éminents de son époque, tels que le théologien Tommaso Campanella, initiateur de sa conversion au catholicisme, le père Yves de Paris, dont les travaux en astrologie l’avaient profondément captivé, et François-Eudes de Mézeray, pilier de l’historiographie française du xviie siècle, contribuent à dresser le portrait d’un homme d’armes et de lettres, d’une personnalité fascinante.
- Pour plus de détails : pecia.blog.tudchentil.org
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Coïncidence
Cet opus de Jean-Luc Deuffic sur Jean-Emanuel de Rieux paraît quelques mois après la publication par la Société polymathique du Morbihan de l’ouvrage de Jean Danet sur Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne, 1447-1519 — Résidences et modes de vie entre Moyen Âge et Renaissance.
Près de deux siècles séparent Jean-Emanuel de Jean IV : ce dernier a vécu de la fin du XVe au début du XVIe siècle et il a été l’acteur et le témoin privilégié de la fin de l’indépendance du duché de Bretagne, alors que Jean-Emmanuel est un personnage important de la première moitié du XVIIe siècle.

Le premier d’un ensemble de livres sur Daoulas
En ce mois d’avril 2025, Jean-Luc Deuffic publie un nouveau titre qui diffère de sa production habituelle et fait partie d’un ensemble de livres sur Daoulas qui devraient sortir peu à peu :
« La porcelaine de Daoulas: Histoire d’une fabrique éphémère (1855-1891) »
Dans les années 1850, la découverte de riches gisements de kaolin permit l’implantation d’une manufacture de porcelaine à Daoulas (Finistère). Fondée par René Goubin, puis brièvement dirigée par des élus locaux, elle fut reprise en 1864 par son directeur, Victor Marchais, ingénieur venu de la région de Limoges, haut lieu de la porcelaine française. Dès sa création, l’entreprise connut un essor notable et remporta plusieurs distinctions lors de concours régionaux et nationaux. Cependant, à la mort de Victor Marchais, en 1891, aucun repreneur ne se manifesta, entraînant la fermeture de la manufacture, malgré un potentiel prometteur.
Cet épisode illustre la capacité de Daoulas à se réinventer au fil des époques, depuis le Moyen-Âge où la pierre et les toiles faisaient sa richesse. Après une période de déclin, le « village » sut donner vie à un projet ambitieux qui, bien que de courte durée, a eu un certain impact. La porcelaine de Daoulas participa alors au rayonnement du nom de la vieille cité, tout en dynamisant l’économie locale. L’exploitation du kaolin trouva de nouveaux débouchés, et l’arrivée d’ouvriers venus d’autres régions contribua à une croissance démographique marquée. Cette parenthèse industrielle, bien que brève, a laissé une empreinte durable sur l’histoire et le développement de ce territoire. L’ouvrage retrace l’histoire éphémère de cette fabrique et de ses ouvriers.
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