Le prochain congrès de l’Association Danses macabres d’Europe : à Paris, après Brest 2023
Appel à communication
Sur le catafalque de l’église de Saint-Gilles-Pligeaux se lit l’inscription « Hirie dime, varchoas dide », expression bretonne venant du latin « Hodie mihi, cras tibi » : « Aujourd’hui c’est moi, demain c’est toi ». Ce titre rappelle combien les hommes ont de tout temps été obsédés par la mort et son pouvoir égalisateur.
C’est en ces termes que se présente l’ouvrage publié par le Centre de recherche bretonne et celtique à l’occasion du XXe congrès de l’association Danses macabres d’Europe en septembre 2023. Les congrès précédents se sont déroulés ailleurs en France et en Europe (Allemagne, Italie, Autriche…).
Il y a 600 ans, une danse macabre médiévale au cimetière des Saints-Innocents
Le XXIe congrès est annoncé comme devant se dérouler à Paris du 1er au 4 octobre 2025. Le choix de Paris tient à l’exceptionnel anniversaire de la danse macabre médiévale qui fut peinte au cimetière des Saints-Innocents en 1424-1425, il y a 600 ans. L’œuvre a disparu, mais elle est documentée par l’auteur du Journal d’un Bourgeois de Paris et les témoignages d’auteurs contemporains de la peinture.
Il est prévu d’aborder trois axes thématiques :
- 1. Paris au XVe siècle et la Danse macabre des Saints-Innocents.
- 2. Le cimetière, les charniers, les ossuaires et les usages funéraires à Paris et en région parisienne (XVe–XVIIe siècles) : lieux de la mort et de ses représentations.
- 3. Naissance et évolution de la Danse macabre en France et ailleurs (XIVe–XVIe siècles).
Modalités pratiques
- Les personnes souhaitant présenter une communication sont invitées à adresser un résumé de 500 mots maximum, accompagné de 5-7 mots clés et d’une brève note biographique avant le 1er octobre 2024 à asso.dme@orange.fr
- Pour tout savoir sur le congrès et ses organisateurs, le comité scientifique, les lieux de déroulement du congrès et le calendrier :
Les actes du congrès de Brest toujours disponibles
« Hirie dime, varchoas dide » : la Mort et ses représentations : actes du XXe congrès de l’association Danses macabres d’Europe : (Brest, UBO, 19-23 septembre 2023)/de Coativy, Yves ; Hans-Collas, Ilona ; Jugan, Didier ; Quéruel, Danielle. Brest : Éditions du CRBC, 2023, Collection Kreiz.
Jean IV de Rieux, acteur et témoin privilégié de la fin de l’indépendance du duché de Bretagne
La Société polymathique du Morbihan vous informe de la parution du livre de Gérard Danet, Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne, 1447-1519 — Résidences et modes de vie entre Moyen Âge et Renaissance.
Gérard Danet s’attache à l’étude des comptabilités de Jean IV de Rieux (1447-1519), baron d’Ancenis et de sa parenté. Au gré de ses incessants périples dans les dépôts d’archives de Bretagne, il a moissonné une belle quantité de sources inédites, dont une partie seulement est ici publiée, sources qui concernent neuf châtellenies du pays breton, dont celles de Rieux, d’Ancenis, Donges et Malestroit. Des châteaux ou de simples manoirs, parfois résidences de chasse, permettaient à Jean de Rieux d’y faire étape, d’y résider quelques jours ou plus longtemps.
Un attachant personnage au service du duc de Bretagne, puis de la reine Anne et des rois de France
Jean IV de Rieux (1447-1519), baron d’Ancenis, héritier de l’illustre office de maréchal de Bretagne, a été l’acteur et le témoin privilégié de la fin de l’indépendance du duché de Bretagne, fidèle à sa devise A tout heurte bellier. A tout heurte Rieux. L’itinéraire parfois tourmenté de cet attachant personnage au service du duc François II, puis de la reine Anne et des rois Charles VIII et Louis XII, et de François 1er qui lui rendit visite fin août 1518 à Rochefort et Trédion, conduit des Marches de Bretagne et la Loire aux Landes de Lanvaux et golfe du Morbihan, de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier aux guerres d’Italie, de Nantes au Verger, Tours, Amboise, Blois…
Cet ouvrage comprend :
- 122 comptabilités seigneuriales de Jean IV de Rieux et de sa parenté,
- Une prosopographie de 2 127 gens de son entourage
- Un glossaire de 484 mots, principalement des métiers de la construction.
L’édition du manuscrit original de l’auteur
Cet ouvrage posthume de 572 pages est le manuscrit original de Gérard Danet en février 2022. En guise de présentation, un cahier introductif de 16 pages a été conçu grâce au concours des historiens Alain Salamagne (université de Tours), Jean Kerhervé (université de Brest), Claudie Herbaut, historienne du patrimoine et Yannic Rome, président de la Société polymathique du Morbihan, dont Gérard Danet a été le secrétaire pendant plusieurs années.
L’ouvrage est en vente au prix de 45 €. Pour le commander, trois possibilités :
- Par mail : polymathique@orange.fr
- Sur le site : https://www.polymathique.fr/librairie/jean-iv-de-rieux/
- Par courrier postal : Société polymathique du Morbihan, 4, rue Noé — 56000 Vannes
Denise Delouche (1933-2024). In memoriam
À la suite de son décès, Catherine Laurent, ancienne présidente de la SHAB, et Philippe Guigon, actuel secrétaire général, ont tous deux souhaité rendre hommage à Denise Delouche, l’historienne de l’art en Bretagne qu’ils ont bien connue. Ses obsèques seront célébrées lundi 12 août à 10 h 15, au crématorium de Rennes Métropole à Vern-sur-Seiche.
Une reconnaissance internationale
Ceux d’entre nous qui ont connu Denise Delouche lors de nos congrès se souviennent de ses interventions passionnées dès qu’il s’agissait d’histoire de l’art. Elle était reconnue internationalement pour ses travaux sur les peintres de la Bretagne, qu’il s’agisse de monstres sacrés comme Gauguin ou d’obscurs artistes dont elle excellait à montrer le talent. Élève d’André Mussat, elle lui avait succédé à la chaire d’histoire de l’art à l’université de Haute-Bretagne et a ainsi formé plusieurs générations de chercheurs dont elle suivait avec intérêt les travaux ultérieurs.
Membre du comité de la SHAB pendant de longues années, elle y a apporté sa vivacité et sa rigueur. C’est elle qui a proposé le logo que nous utilisons toujours, d’après un dessin de Jeanne Malivel. C’est elle qui a remué ciel et terre pour que l’album de Félix Marant-Boissauveur soit publié. Son avis, toujours véhément, était précieux, comme l’étaient les articles qu’elle publiait dans les Mémoires.
En 2022, un article magistral
Régulièrement, elle prenait prétexte du thème abordé au congrès pour étudier un sujet neuf, parfois avec malice : en 2005, le thème du monde rural lui suggère d’étudier « les peintres, les oies et les cochons en Bretagne ». En 2022 elle livrait un article magistral sur « Vingt-cinq ans d’expositions et de publications en Bretagne sur la peinture (xixe-xxie siècle) » qu’elle seule pouvait produire, signant là son dix-huitième et dernier article pour notre société.
Son décès survenu à l’âge de 91 ans laisse une place inoccupée dans la recherche en Bretagne. Nous regretterons son insatiable curiosité, son esprit ouvert à l’aventure intellectuelle et le caractère passionné de son éternelle jeunesse.
Catherine Laurent
Elle représentait l’histoire de l’art en Bretagne
Notre amie Denise Delouche est décédée le 5 août 2024. La Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne perd ainsi une amie fidèle, adhérente de très longue date et membre de son comité de 1995 à 2011, où elle représentait l’histoire de l’art en Bretagne, reflet de son activité professionnelle à l’Université de Rennes 2. En effet, après une carrière dans le secondaire comme professeure d’histoire-géographie — brillant sujet, elle avait été major du concours de l’agrégation —, elle avait intégré les rangs de l’enseignement supérieur, où elle se plaisait aux travaux géographiques.
Mais son destin prit un cours nouveau lorsque André Mussat (1912-1989), alors professeur d’histoire à l’Université de Haute-Bretagne, fit en quelque sorte sécession en créant en 1967 une toute nouvelle section d’histoire de l’art, la première dans l’ouest de la France.
Il recruta ainsi Denise Delouche, laquelle fut chargée de l’enseignement de la peinture, son objet de prédilection, qui devait s’orienter plus particulièrement vers la Bretagne à partir du moment où son mentor accepta de diriger sa thèse, non sans réserve… En effet, elle avait placé en exergue à ses remerciements de la réédition en 2016 de ses Peintres de la Bretagne, la phrase suivante : À la mémoire d’André Mussat qui, au moment où j’entamais une thèse sur le sujet, m’avait posé la question : « Croyez-vous qu’il y ait assez de matière ? »
Une œuvre magistrale
Il y avait effectivement « matière », et sa très belle thèse, soutenue sous l’autorité d’André Mussat le 30 mai 1975, Les peintres de la Bretagne avant Gauguin, reçut les compliments les plus flatteurs, ce qui lui valut d’être publiée en 1977, allégée pour des raisons éditoriales, avec un titre un peu différent, Peintres de la Bretagne. Découverte d’une province. Dire que presque un demi-siècle plus tard on n’a pas fait mieux aurait entraîné de sa part de vives protestations, mais il est absolument vrai que ce travail a été, et demeure, un livre de chevet pour tous ceux qui aiment la peinture de la Bretagne et de ses peintres, antérieurement à ce qui est appelé l’École de Pont-Aven.
Cette thèse novatrice a été suivie depuis, et jusqu’au dernier souffle de notre amie, de beaucoup d’enfants, articles, brochures, livres, catalogues, qu’il serait ici illusoire de vouloir présenter de façon exhaustive : d’autres que nous s’aventureront avec délice dans une œuvre magistrale, fruit de dizaines d’années d’expertises et de découvertes, parfois improbables.
Des découvertes toujours éclairantes et passionnées
Denise Delouche a formé des générations d’étudiants, ce qui semble un truisme dès qu’est évoquée la mémoire d’un enseignant — corrigeons immédiatement en « une enseignante », car elle ne plaisantait pas, et à juste titre, sur le féminisme ! —, mais l’ensemble, unanime, de la collectivité des amoureux de la peinture de Bretagne, de la peinture en Bretagne, professionnels et amateurs, lui en est profondément reconnaissant. Elle se passionna pour des peintres oubliés ou presque et offrit à un large public, subjugué, des œuvres et des noms qui, sans elle, seraient retombés aux oubliettes de la mémoire.
Sa curiosité toujours en éveil était, pour ceux qui l’ont connue, un vrai régal, car ils avaient alors la chance d’assister à une métamorphose, et ce jusqu’à son dernier souffle : elle redevenait alors pétulante comme une adolescente, piaffant d’impatience à l’idée d’écrire des textes sur « sa » découverte, toujours très éclairants et passionnés !
Avec délectation, jusqu’à la plus actuelle des créations artistiques
Outre des artistes reconnus, tout d’abord ses chers Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen, évoquons un seul exemple, sa joie, son émerveillement, devant l’album du marin totalement inconnu Félix Marant-Boissauveur, et son enthousiasme communicatif : dès qu’elle le vit, elle n’eut de cesse de le faire publier par les Presses universitaires de Rennes avec le concours de notre Société.
Car Denise Delouche fut l’un des piliers de la SHAB — elle milita activement pour que notre logo reprenne un dessin de Jeanne Malivel —, ce que confirme la liste des travaux qu’elle y présenta, tant en articles qu’en comptes rendus, car rien de ce qui concernait la peinture de sa chère Bretagne ne lui était ignoré. Loin de demeurer fidèle à son sujet de thèse, elle s’aventura avec délectation jusqu’à la plus actuelle des créations artistiques, toujours avec un égal bonheur et une appétence évidente pour la modernité.
Philippe Guigon
La plupart des travaux de Denise Delouche signalés dans cette bibliographie peuvent être consultés en ligne :
- directement à partir de ce site Bretagne Histoire, en cliquant l’onglet « Recherche » ci-dessus dans l’en-tête du site.
- ou sur le site premier de la SHAB en cliquant l’onglet « Recherche » sur fond rouge à droite de la page d’accueil.
La parution d’un monumental Grand dictionnaire historique des saints et saintes de Bretagne
Les éditions Skol Vreizh, bien connues comme étant basées à l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix, ont publié en octobre 2024 cet ouvrage qu’elles présentent comme l’aboutissement d’une vie de chercheur. Ce chercheur, c’est Bernard Tanguy, disparu en 2015 et dont on n’a pas beaucoup parlé depuis. Qui donc était-il ?
Originaire de l’ancienne commune de Laniscat, près de Gouarec, dans les Côtes d’Armor, issu d’une famille de petits paysans, Bernard Tanguy obtient une licence de lettres modernes à l’université de Rennes. En 1965, il devient le collaborateur du chanoine Falc’hun qui est, selon André-Yves Bourgès, « une des plus grandes figures des études linguistiques bretonnes ». Ensemble, ils font paraître une série en trois volumes sur « Les noms de lieux celtiques ».
En 1973, Bernard Tanguy soutient à Brest une thèse restée inédite sur les « Recherches autour de la limite des noms gallo-romains en -ac en Haute-Bretagne » dans laquelle il réévaluait les théories émises par Joseph Loth quatre-vingt-dix ans plus tôt sur l’émigration bretonne en Armorique.
En 1977, il publie « Aux origines du nationalisme breton » en deux volumes dans la collection 10-18 et dans lesquels il produit une analyse critique des fondements idéologiques de textes de Théodore Hersart de La Villemarqué sur l’avenir de la langue bretonne.
Bernard Tanguy : un parcours de chercheur
Il y a lieu tout d’abord de souligner combien tous ceux qui l’ont connu ont loué sa modestie. Sa production scientifique a été considérable : articles de revues, participation à des colloques, contribution à de multiples ouvrages, travaux de vulgarisation… Il était devenu la référence incontournable en matière d’onomastique et de toponymie. Il publie coup sur coup au début des années 1990 le dictionnaire des noms de communes du Finistère, puis celui des Côtes-d’Armor.
De l’onomastique à l’hagiologie, il n’y a qu’un pas, puisque quantité de toponymes en Basse-Bretagne sont formés sur la base d’un nom de saint ou de sainte. Bernard Tanguy s’est tellement intéressé aux vies de saints bretons qu’il en est venu, selon l’historien Jean-Yves Éveillard, à faire de l’hagiologie bretonne sa seconde spécialité. Il a ainsi co-organisé des colloques sur saint Hervé, saint Pol et Saint Mathieu, notamment.
Le congrès de Guérande de la SHAB chroniqué dans ArMen
Article mis à jour le 18 juillet 2024 à 11h30.
Le numéro 261 (juillet-août) de la revue vient de paraître, avec à la une un grand angle sur l’économie maritime et les ambitions de la Bretagne. Ce coup de projecteur vise large : de l’industrie maritime à la pêche en passant par le nautisme ou la recherche scientifique, c’est une économie bleue particulièrement dynamique et innovante, qui a cependant du mal à recruter et à répondre au défi de la transition écologique. Ce dossier est signé Julien Derken.
Également au sommaire :
- Le portrait de la kayakiste Camille Prigent, l’exigence au service de la transition
- Un reportage sur le château de Sychrov, en République tchèque, un domaine rempli de références à l’histoire de la Bretagne puisqu’il appartenait à une branche de la famille des Rohan.
- Une page d’histoire aux origines de Saint-Aubin-du-Cormier, connu pour être le lieu où l’armée bretonne fut battue en 1488 par celle du roi de France.
« Guérande et sa presqu’île sous la loupe de la SHAB »
Sous la plume d’Alain-Gabriel Monot, une recension bien étayée du tout récent tome CII des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, avec un titre qui reflète bien son souci de l’investigation historique : « Guérande et sa presqu’île sous la loupe de la SHAB. ». A.-G. Monot commence par faire écho au congrès du centenaire de la SHAB à Rennes en 2021, ce qui lui permet de rappeler que ses « travaux sont précieux pour qui désire se donner une bonne compréhension de la Bretagne d’aujourd’hui, au prisme de son histoire. »
La recension rend compte des deux thématiques abordées lors du congrès de Guérande : d’une part la ville et sa presqu’île, d’autre part, l’eau.
- Il fait état de « la plume savante d’Alain Galicé » et fait écho à la « longue étude » de Gildas Buron consacrée à la présence de la langue bretonne en pays de Guérande.
- Éric Joret est cité pour sa contribution sur les règlements d’eau sur la haute vallée de la Seiche en Ille-et-Vilaine au XIXe siècle.
« Une publication de grande qualité », souligne Alain-Gabriel Monot dans sa conclusion, qui ne peut que réjouir tous ceux qui se mobilisent avec la SHAB pour mettre l’histoire de la Bretagne au premier plan.
Une petite inexactitude à corriger cependant. De fait, la SHAB est désormais présidée par une femme, Christine Berthou-Ballot, certes brestoise, mais le siège de la société n’a pas été transféré de Rennes à Brest pour autant : il est toujours à Rennes.
Le manuscrit de Locmaria dans l’hebdomadaire en langue bretonne Ya!
Le n° 997 de l’hebdo, daté du 16 juillet, vient de paraître, avec à la une l’annonce de l’acquisition du manuscrit de Locmaria chez Christie’s à Londres.
En page intérieure, un article signé Y.Y. ar Gov revient sur les circonstances qui ont conduit à cette acquisition, suite à la mobilisation des institutions et des collectivités territoriales en un temps record.
Le rôle de la SHAB, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, en breton Kevredigezh Istor hag Arkeologiezh Breizh, est mentionné à deux reprises, tout comme celui de la Bibliothèque des Champs Libres de Rennes, ar Maezioù Frank en breton.
Si vous ne savez pas le breton, une flèche rouge vous aidera à repérer leur emplacement dans l’article. L’implication de Julien Bachelier en tant que membre du CRBC est également soulignée, de même qu’est évoquée la suggestion qu’il avait formulée dans son interview sur le site Bretagne Histoire de faire circuler le manuscrit de Locmaria dans toute la Bretagne à compter de son retour au pays.
Site internet : https://ya.bzh/
Congrès 2024 de la SHAB à Loudéac : le programme
Il se tiendra les 5, 6 et 7 septembre prochain à Loudéac. Deux thématiques et une de plus seront abordées au cours de ces trois journées.
La première s’intéressera à Loudéac et à son pays : six communications sont annoncées sur cette thématique locale, le jeudi 2 septembre, avant la visite de la ville en deuxième partie d’après-midi.
La seconde, plus générale, traitera de commerce et commerçants en Argoat au prisme de neuf interventions le vendredi 6 septembre et le samedi matin 7 septembre.
Le plus du congrès 2024 est qu’il propose le vendredi une visite du tout nouveau vélodrome de Loudéac après avoir entendu une communication de Pierre-Louis Rouxel sur la naissance et le développement du cyclisme de compétition dans les Côtes-du-Nord. Incontournable à Loudéac. Les organisateurs avaient également sollicité Bernard Hinault pour échange avec les congressistes, mais à son grand regret il n’était pas disponible ! Au regret de notre présidente aussi !
Les membres de la SHAB sont également invités à participer à son assemblée générale le samedi matin.
Inscription préalable requise
Quatre excursions commentées sont prévues ce samedi-là, l’après-midi, en compagnie d’un expert historien différent dans chaque lieu : visite de deux châteaux, d’une église et d’un manoir.
Attention : une inscription préalable est nécessaire pour participer au congrès, et il faut l’avoir expédiée avant le 28 août. Vous pouvez y assister, même si vous n’êtes pas membre de la SHAB. Vous choisissez d’assister aux trois journées ou à une seule. Toutes les indications figurent sur le programme à télécharger ci-dessous, ainsi que sur l’affiche ci-jointe.
Les actes du Congrès 2023 de la SHAB à Guérande sont disponibles
ils constituent le tome CII des Mémoires que publie chaque année la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne depuis 1920. Sous une belle couverture bleue, c’est un fort volume de 628 pages que découvrent les lecteurs. Au sommaire :
- pas moins de neuf contributions sur Guérande, la ville et la presqu’île à travers les siècles, depuis la fin de l’âge du Fer
- cinq contributions complémentaires sur le patrimoine guérandais
- trois articles sur les problématiques de l’eau au fil de l’histoire.
Le panorama vivant des nouvelles publications sur l’histoire de la Bretagne
On y lira également avec intérêt…
- la restitution d’une enquête en cours sur les enceintes urbaines du Moyen Âge en Bretagne
- le bilan annuel des nombreuses sociétés historiques de Bretagne.
- la recension de plus de trente ouvrages récemment publiés concernant l’histoire de la Bretagne. Les Mémoires de la SHAB sont probablement le seul périodique à proposer chaque année une aussi large analyse critique d’une production foisonnante. Ces comptes rendus bibliographiques dressent ainsi le panorama vivant annuel de l’édition.
- Vous voulez connaître le sommaire détaillé de ce volume CII ? Cliquez l’onglet « Mémoires », » supra.
- Vous n’êtes pas membre de la SHAB et vous voulez vous procurer le volume CII des Mémoires ? Rendez-vous sur l’onglet « Contact », supra.
Actes du congrès de Guérande des 7-9 septembre 2023
Guérande et la presqu’île
- Patrimoine de Guérande et de la presqu’île
L’eau
- Comptes rendus bibliographies
- La vie des sociétés historiques de Bretagne
Vous pouvez vous procurer ce tome des Mémoires de la SHAB sur le site des PUR (Presses universitaires de Rennes). Cliquer tout simplement le bouton ci-dessous pour le découvrir.
Un millénaire plus tard, le manuscrit du monastère de Locmaria Quimper va revenir en Bretagne
L’enseignant-chercheur Julien Bachelier raconte la genèse d’une belle histoire qui s’est enclenchée en 2023
- Crédit de toutes les photos du manuscrit de Locmaria sur ce post : Christie’s images limited.
- Cliquer la photo à gauche pour voir les autres.
- Remerciements à P. Bohec et au journal Le Télégramme pour le transfert des photos.
L’histoire remonte à deux ans lors de l’organisation d’un colloque sur le monastère de Locmaria. Pour le préparer, Cyprien Henry, archiviste paléographe et conservateur du patrimoine (voir infra), a étudié la pancarte datée du second quart du XIe Siècle et retrouvé la mention d’un manuscrit conservé en Norvège, à Oslo. Il s’est rendu sur place, a retrouvé le manuscrit, y a vu des liens avec Landévennec et très certainement une attribution à Locmaria. Au début de cette année 2024, on a appris de manière officieuse que le manuscrit serait mis en vente. Il y a cinq semaines, Christie’s l’a mis officiellement en vente à Londres. C’est à ce moment-là qu’on a appris la somme : entre 300 000 et 500 000 livres britanniques.
La mobilisation des institutions et des collectivités en un temps record
Je ne me rendais pas compte du prix des manuscrits qui font l’objet d’une spéculation ces dernières années. On ignorait aussi la valeur d’un manuscrit de Bède connu par ailleurs. Très rapidement, on a compris qu’on n’avait pas la somme sur… notre compte épargne-logement. Avec un collègue de l’UBO à Quimper, Arnaud Ybert, maître de conférences en histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge, on a d’abord misé sur le mécénat privé et contacté de grands patrons bretons et de grandes entreprises, mais ça n’a rien donné : il est vrai qu’on n’a pas trouvé le temps de les rencontrer. Le mécénat privé était donc une impasse.
Les partenaires qui se sont impliqués
Tout un collectif s’est alors mis en place en un temps record. Nos collègues de Rennes, notamment ceux de la bibliothèque des Champs libres, nous ont contactés il y a quinze jours. Là on a mutualisé tout ce qu’on avait sur le plan financier. On a contacté le ministère de la Culture, Les Champs libres, la ville et la médiathèque de Quimper, le conseil départemental du Finistère, le Centre de recherche bretonne et celtique (UBO Brest), on a essayé de trouver des fonds de cette manière. La région aussi, mais de manière indirecte par le fonds d’acquisition des ouvrages anciens. On avait réuni à peu près 335 000 €. Le conseil départemental m’a appelé quatorze minutes avant les enchères pour nous dire qu’il nous soutenait. On a essayé de trouver de l’argent jusqu’au dernier moment.








