Tous les articles par Fanch Broudic

Les présidents de la SHAB depuis sa fondation en 1920 jusqu’à 2023

Quels ont été les prédécesseurs de Christine Berthou-Ballot à la tête de la SHAB ? Voici la liste des huit présidents qui se sont succédé en un siècle.

Mis à jour : 12 mars 2024.

1920-1926 

Barthélemy-Ambroise Pocquet du Haut-Jussé, historien. Il a été le continuateur de l’Histoire de Bretagne d’Arthur de La Borderie. Parmi ses nombreuses publications, citons Le pouvoir absolu et l’esprit provincial. Le duc d’Aiguillon et La Chalotais (1900).

1927-1928 

Roger Grand, professeur d’histoire du droit à l’École des chartes. Il est l’auteur de Autour du contrat de mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne, problèmes juridiques et diplomatiques  (1950) et de L’art roman en Bretagne (1958).

1928-1942

Henri Bourde de la Rogerie, directeur des Archives départementales du Finistère, puis d’Ille-et-Vilaine. Il a publié Les Bretons aux îles de France et de la Réunion.

1942-1965 

Barthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé (fils du premier président), professeur d’histoire de la Bretagne à l’université de Rennes. Parmi ses nombreuses publications : Les papes et les ducs de Bretagne : essai sur les rapports du Saint-Siège avec un État (1928).

1965-1975

Jacques Brejon de Lavergnée. Professeur d’histoire du droit à l’université de Rennes 1, il a assuré l’édition de l’Histoire des institutions de Marcel Planiol.

1975-1990

Jacques Charpy, dernier directeur du service des archives de l’Afrique occidentale française (AOF), puis directeur des Archives départementales du Finistère et enfin de celles d’Ille-et-Vilaine (1973-1991). A publié La fondation de Dakar (1958) et le Guide des archives du Finistère (1973).

1990-2007

Catherine Laurent, directrice des Archives municipales de Rennes. Avec Jean-Yves Andrieux, elle a publié Quelques souvenirs. Jean Janvier, maire de Rennes (2000).

2007-2023 

Bruno Isbled, conservateur général aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, auteur de Moi, Claude Bordeaux : journal d’un bourgeois de Rennes au XVIIe siècle (1992).

2023-

Christine Berthou-Ballot, cheffe de projet « Ville d’art et d’histoire » à Brest, précédemment trésorière de la SHAB.

Pour en savoir plus

Bruno Isbled. « La Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 1920-2021 », Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, t. C, 2022, Congrès du centenaire. 100 ans de histoire de la Bretagne, vol. I, p. 28-92.

Remerciements à Catherine Laurent.

 

Congrès de Tréguier, les participants devant la cathédrale

Ce que sont les Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne

Les Mémoires de la SHAB

La Société publie chaque année un volume qui reprend les textes des interventions faites au congrès de l’année précédente : ce sont les Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne qui sont distribués aux adhérents ou vendus au siège de la Société.
Par les articles inédits qu’ils contiennent, ces Mémoires contribuent à la diffusion de la recherche historique en Bretagne.

Vous trouverez sur cette page la présentation des derniers numéros parus des Mémoires avec un visuel de chaque livraison et le sommaire téléchargeable en pdf.

Sur cette page, vous pouvez également télécharger la table alphabétique des auteurs et des comptes rendus bibliographiques des Bulletins et Mémoires de 1920 à 2020, puis de 2021 à 2023 en pdf.

La table des matières des Bulletins et Mémoires de 1920 à 2020 : tables-shab-1920-2020.pdf

La table des matières des Mémoires de 2021 à 2023 : tables-shab-2021-2023.pdf

Enfin, n’hésitez pas à cliquer l’onglet « Recherche » ci-dessus : vous pourrez accéder en un clic à l’ensemble des articles publiés dans les Mémoires, à l’exception des derniers volumes parus que vous pouvez vous procurer par ailleurs en adressant un courrier accompagné de votre règlement au secrétariat de la SHAB, 1 rue Jacques-Léonard, 35000 Rennes.

Pour savoir quel est l’état des Mémoires et des Bulletins toujours disponibles :

Talabardoneries offertes à Catherine Laurent

Talabardoneries ou Échos d’archives offerts à Catherine Talabardon-Laurent

Talabardoneries ou Échos d’archives offerts à Catherine Talabardon-Laurent (Rennes, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2011)

Conservatrice en chef du patrimoine, Catherine Talabardon-Laurent a pris sa retraite en mai 2010. Archiviste-paléographe, elle a accompli presque toute sa carrière en Bretagne, au service des Archives : conservatrice aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine (1975-1980), directrice des Archives municipales de Saint-Malo (1980-1990), puis de Rennes (1990-2010). Elle fut aussi présidente de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne de 1990 à 2007.

Trente et un collègues et amis, qu’elle rencontra au cours de sa vie professionnelle et associative et dont les horizons professionnels témoignent de la variété de ses contacts : archivistes, professeurs et universitaires, historiens, juristes et archéologues, bretons et grands-bretons, ont souhaité lui offrir ce recueil d’articles, sérieux et/ou badins, en majorité consacrés à la Bretagne, et construits à partir d’un document inédit (écrit, peinture, sculpture ou photographie), ici publié et exploité, en reconnaissance du talent de leur amie et de sa persévérance à impulser, avec rigueur scientifique et chaleur humaine, les initiatives et les travaux pour faire connaître histoire et patrimoine de la Bretagne.

L’ouvrage peut être commandé au siège de la SHAB, au prix de 25 €.

Les Parlements de Louis XIV

Les Parlements de Louis XIV. Opposition, coopération, autonomisation ?

Gauthier Aubert, Olivier Chaline (dir.), Les parlements de Louis XIV. Opposition, coopération, autonomisation ?, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2010.

Depuis quelques années, la vision d’un pouvoir royal s’imposant de façon autoritaire et unilatérale a été discutée et, aujourd’hui, la notion même d’absolutisme est en débat. Cet ouvrage relit l’histoire des parlements sous Louis XIV à la lumière de ces nouvelles interrogations.

À travers les questions aussi diverses que le maintien de l’ordre, les remontrances, la politique antiprotestante, la présence des jansénistes, les relations avec les autres institutions, il offre des pistes afin de tenter une relecture d’un chapitre longtemps négligé de l’histoire des parlements.

Pour en savoir plus : Les Parlements de Louis XIV

Olivier de Clisson

Olivier de Clisson et la société politique française sous les règne de Charles V et de Charles VI

John Bell Henneman, Michael Jones (préf.), Patrick Galliou (trad.), Olivier de Clisson et la société politique française sous les règnes de Charles V et de Charles VI, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2011.

Dans cette remarquable analyse de la vie du connétable Olivier de Clisson, première étude scientifique approfondie publiée sur ce sujet depuis près de cent ans, l’éminent médiéviste américain qu’était John Bell Henneman (1935-1998) met en perspective les problèmes, les ambitions et les réussites de Clisson en les liant au contexte social, politique et militaire de son temps.

Henneman nous offre une présentation magistrale des évènements dans lesquels Clisson joua un rôle, éclairant ainsi en même temps la complexe histoire interne de la Bretagne et du royaume dans son ensemble, à une époque où la France tentait de recouvrer ses forces après les désastres qui avaient marqué le début de la guerre de Cent Ans.

Pour en savoir plus : Olivier de Clisson

Noblesse et pauvreté

Noblesse et pauvreté. La petite noblesse en Bretagne, XVe-XVIIIe siècle

Michel Nassiet, Noblesse et pauvreté : la petite noblesse en Bretagne XVe–XVIIIe siècle, Rennes, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne/Presses universitaires de Rennes, 2012, 2e éd. [1re éd. 1993].

Noblesse et pauvreté met en évidence le paradoxe de l’existence en Bretagne d’une noblesse pauvre à l’intérieur d’un ordre privilégié et analyse l’appauvrissement des lignes cadettes, dû essentiellement au partage noble. Les activités pourtant très diverses exercées par beaucoup de petits nobles (soldats et marchands de fil, agriculteurs et notaires, officiers de juridiction et taverniers…) ne leur permirent pas d’enrayer ce phénomène.

Par ailleurs, à la chute massive des nobles dans le tiers état aux XVIe et XVIIe siècles s’oppose à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle leur volonté vigoureuse de conserver leur statut de membre du second ordre. M. Nassiet propose des méthodes novatrices, notamment graphiques, qui intéresseront historiens et généalogistes. Utilisant systématiquement des généalogies descendantes, il a procédé à la reconstitution précise de douze lignages enracinés dans le triangle Rennes – Saint-Malo – Saint-Brieuc. Il étudie leurs comportements fondamentaux face à la vie : nuptialité et fécondité, et face aux changements extérieurs : prix et fiscalité.

Pour en savoir plus : Noblesse et pauvreté

La bataille de Saint-Cast en 1758

La bataille de Saint-Cast (Bretagne, 11 septembre 1758). Entre histoire et mémoire

Yann Lagadec, Stéphane Perréon, David Hopkin (collab.), La bataille de Saint-Cast (Bretagne, 11 septembre 1758), Entre histoire et mémoire, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, coll. « Histoire », 2009.

Croisant pour la première fois les sources anglaises et françaises, cet ouvrage étudie très précisément le déroulement de la bataille du 11 septembre 1758 sur les plages de Saint-Cast. Il replace cet affrontement dans le cadre plus large, stratégique et diplomatique de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Il s’attache également à comprendre les conséquences de ces combats pour les populations du littoral breton. Célébrée par Voltaire dès 1758, la bataille de Saint-Cast a en effet été érigée au XIXe siècle en « lieu de mémoire » breton par toute une érudition régionaliste.

Pour en savoir plus : La bataille de Saint-Cast

De l'honneur et des épices

De l’honneur et des épices. Les magistrats de la Chambre des comptes de Bretagne, XVIe-XVIIe siècles

Dominique Le Page, De l’honneur et des épices. Les magistrats de la Chambre des comptes de Bretagne, XVIe-XVIIe siècles, Robert Descimon (préf.), Rennes, Presses universitaires de Rennes, avec le soutien de l’université de Nantes, du Centre Georges-Chevrier et de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2016.

Apparues au tournant des XIVe et XVe siècles dans le royaume de France et dans les principautés qui évoluaient dans sa mouvance, les Chambres des comptes ont connu leur « âge d’or » au Moyen Âge en étant associées à la mise en place d’une fiscalité permanente et à la construction des domaines princiers. L’évolution institutionnelle leur a été préjudiciable à partir du XVIe siècle avec la concentration du pouvoir au sein du Conseil royal et des instances qui en dépendaient, le recours croissant aux financiers pour alimenter les caisses de la monarchie, la concurrence des parlements, des bureaux de finances ou des intendants.

Malgré cela, elles n’en ont pas moins continué à jouer un rôle dans le contrôle de « l’argent du roi », en encadrant notamment le développement de nouvelles fiscalités comme celle des villes ou des états provinciaux, et dans la préservation de l’intégrité du domaine royal, ce qui les conduisait à recevoir les hommages des vassaux, à enregistrer des actes aussi divers que les lettres d’anoblissement ou de naturalité, à veiller à la conservation des archives ayant trait aux droits du roi.

Par leur caractère de cours souveraines, elles ont attiré tout au long de l’époque moderne une part des élites du royaume, en quête d’honneur et d’épices, qui voulaient bénéficier des privilèges qu’elles octroyaient à leurs magistrats dont celui de l’anoblissement graduel était sans doute le plus important. À travers l’exemple de la Chambre des comptes de Bretagne des années 1540 à la fin du règne de Louis XIV et surtout de l’étude de son personnel, cet ouvrage voudrait apporter une contribution à la connaissance de ces institutions et dégager quelques ressorts de la « société d’offices » qui s’est mise en place en France à partir du XVIe siècle.

Membre du Centre Georges-Chevrier, Dominique Le Page est professeur d’histoire moderne à l’université de Bourgogne après avoir été maître de conférences à l’université de Nantes. Il est l’auteur notamment de Finances et politique en Bretagne au début des Temps modernes, 1491-1547 (1997).

Pour en savoir plus : De l’honneur et des épices

Comptes du duché de Bretagne

Comptes du duché de Bretagne. Les comptes, inventaires et exécution des testaments ducaux, 1262-1352

Michael Jones, Yves Coativy, Philippe Charon (éd.), Comptes du duché de Bretagne. Les comptes, inventaires et exécution des testaments ducaux, 1262-1352, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, coll. « Sources médiévales de l’histoire de Bretagne », no 7, 2017.

Ce volume rassemble, pour la première fois, tous les documents de nature comptable ou financière connus du duché de Bretagne, dans une édition conforme aux normes actuelles en la matière. Quelques-uns ont déjà été publiés aux XVIIIe et XIXe siècles, mais ils sont inédits pour la moitié d’entre eux. L’édition de ces comptes est précédée d’une introduction générale sur les débuts de l’administration financière ducale, complétée par des cartes qui témoignent de l’action des ducs de Bretagne de la maison de Dreux.

Pour en savoir plus : Comptes du duché de Bretagne

Cartulaire de Landévennec

Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec

Stéphane Lebecq (dir.), Jean-Michel Grimaud (préf)., Ludovic Jolivet (préf.), Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec, Rennes, Presses universitaires de Rennes/Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, coll. « Sources médiévales de l’histoire de Bretagne », no 6, 2015.

Ce livre offre la reproduction intégrale en fac-similé du manuscrit 16 de la bibliothèque municipale de Quimper (aujourd’hui médiathèque de la Communauté de communes) connu sous le nom de « cartulaire de Landévennec ». Mais s’agit-il véritablement d’un « cartulaire », autrement dit d’un recueil de chartes ?

Pas vraiment, dans la mesure où la plus grande partie du document contient des pièces de nature hagiographique ou liturgique, à commencer par la version longue de la Vie de saint Guénolé, fondateur du monastère de Landévennec, écrite au IXe siècle par l’abbé Gurdisten ; et dans la mesure où les « chartes », qui n’en occupent que les derniers folios, sont le plus souvent réduites au format de brèves notices. Il n’empêche : le manuscrit compilé au milieu du XIe siècle, mais alourdi de gloses que des mains postérieures lui ont ajoutées jusqu’au XVIe siècle, offre à son lecteur l’essentiel des informations relatives aux origines, au premier développement, aux heurs et malheurs et à l’épanouissement d’une des plus vieilles et plus prestigieuses abbayes de la Bretagne armoricaine.

Encore fallait-il, pour faire de ce document un matériau d’histoire intelligible, sinon en donner une transcription systématique (guère utile, car il en a déjà été proposé d’excellentes), du moins le présenter, l’analyser, et en décrypter les subtilités et les obscurités. C’est pourquoi on trouvera dans la première partie du livre une étude codicologique et paléographique du manuscrit; des analyses et répertoires de son matériel toponymique et anthroponymique; la traduction et la présentation de ses chartes les plus importantes; une approche archéologique de l’état du monastère au moment de la rédaction du cartulaire; une initiation savante à son contenu hagiographique et à ses sources scripturaires et patristiques; enfin, la première traduction exhaustive de la Vie longue de saint Guénolé par Gurdisten.

Pour en savoir plus : Cartulaire de Landévennec