Bernard Michon septembre 2023. Photo : FB

MICHON Bernard

Maître de conférences en histoire moderne, Nantes Université, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (UR 1163) ; membre du conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (France).

Les principaux thèmes de recherche de Bernard Michon sont l’histoire portuaire, l’histoire maritime, l’histoire atlantique, l’histoire de la traite atlantique, l’histoire des sociétés littorales, l’histoire du café (production, diffusion, consommation).

Publications :

  • Bernard MICHON, Le port de Nantes au XVIIIe siècle. Construction d’une aire portuaire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2011.
  • Martine ACERRA, Bernard MICHON, Bernard (coord.), Horizons Atlantiques. Villes, négoces, pouvoirs, Mélanges offerts au professeur Guy Saupin, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2019.
  • Bernard MICHON (coord.), Européens et les Antilles, XVIIe siècle-début XVIIIe siècle, Enquêtes et documents ,no 63, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. “Histoire”, 2019.

Il est intervenu au congrès 2023 de la SHAB à Guérande sur le sujet suivant :

L’eau dans les expéditions de traite. Réflexions à partir de l’exemple nantais

Comme l’a bien souligné l’historienne Martine Acerra « [L’activité de traite] nécessite un vecteur commercial, un navire de transport susceptible d’assurer la survie à bord d’une cargaison particulière puisque vivante et humaine ». Si la durée du middle passage (passage du milieu) dépend évidemment des conditions météorologiques, elle est également fonction de la base africaine de départ. La traversée de l’océan Atlantique vers les colonies, à la durée aléatoire, oblige à prévoir suffisamment d’eau pour assurer la survie de l’équipage et des captifs. Pour la Marie-Séraphique, navire nantais de 150 tonneaux bien étudié par Bertrand Guillet, 335 barriques d’eau sont mentionnées sur la « Coupe du navire », soit environ 62 500 litres, pour la désaltération, la cuisine et la toilette.

Capitale française de la traite à l’époque où ce commerce d’êtres humains est légal, mais également après son interdiction, Nantes offre un terrain d’observation privilégié pour évoquer la place de l’eau dans les expéditions triangulaires. Comment se procurer le précieux liquide et le conserver ? Des mesures sont-elles repérables dans la documentation afin de lutter contre l’altération de la ressource, facteur d’épidémies ? Quelle gestion du stock mettre en place, en particulier lorsque la traversée s’éternise ? Ces interrogations seront au cœur de la communication qui évoquera également quelques expéditions qui se sont achevées par de véritables catastrophes sanitaires.

Le texte de cette contribution paraîtra dans le tome CII (2024) des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne.